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- par Louis Lequette
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- Cette deuxième saison d'hiver devait être marquée par le
démarrage de l'immobilier.
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- Mais il fallait avant tout remplir nos engagements envers le
Préfet, réaliser la viabilité.
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- Je chargeais l'entreprise Andrau des réseaux d'eau.
- La source du Courtil était captée. La tranchée du Courtil aux
deux réservoirs d'eau était entièrement réalisée par un seul homme,
M Pellegrin .Ce travail était fait uniquement à la pelle et à la
pioche.
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- Les pelles hydrauliques capables de tenir dans les pentes
n'étaient pas encore mises au point.
- Monsieur Pellegrin faisait partie d'une génération de
terrassiers qui prenait fin. Il marchait au rouge.
- La consommation, on l'estimait à un litre au mètre. Elle n'avait
aucun effet sur l'homme tant le travail était dur. L'entreprise
pourvoyait.
- La tranchée était le moins large possible, la largeur d'une
pelle, sauf, mauvaise rencontre avec un rocher, souvent cassé à la
masse. L'environnement était préservé.
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- Les deux réservoirs de cent cinquante mètres cube, étaient
implantés le plus près de Pra loup à une altitude suffisante pour
fournir l'eau sous pression aux plus haut immeubles et être en
équilibre avec ceux qui seraient réalisés à Molanes.
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- Les P.T.T effectuaient la liaison de Barcelonnette à Pra Loup,
moyennant une avance de quatre vingt mille francs, remboursable en
cinq ans sans intérêt. Un prêt était négocié avec la BNP.
- Ils acceptaient de mettre une boite aux lettres.
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- L'ONF persistait dans sa volonté de nous infliger une pénalité
pour avoir élagué des arbres, en forêt de protection de la Garcine,
et ceci pour effectuer le tracé de la ligne. L'EDF était mise en
cause. L'électro-entreprise supporta la pénalité de mille cent
soixante francs.
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- Ce conflit réglé, l'EDF fournirait aux immeubles l'énergie
nécessaire.
- Il fallut néanmoins se battre avec un ingénieur, dont la
philosophie politique, « contraire à la pratique du ski par des
bourgeois » s'opposait à la réalisation des réseaux enterrés.
- Je négociais en acceptant que le secteur des chalets soit
alimenté en aérien.
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- Monsieur Arnaud avait fait les travaux nécessaires pour ouvrir
son Auberge.
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Monsieur Celerier avait terminé l'immeuble Tequila, qui serait
occupé par les premiers résidents secondaires de Pra Loup.
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Monsieur Fiastre
avait mis, hors d’eau, l'immeuble les Mélèzes, qui serait terminé en
1963. (voir photos)
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- Pour fêter l'ouverture, Le conseil « décide de donner un éclat
particulier à la fête de Noël pour les habitants d'Uvernet »
- Les deux Mélèzes du Pra Chauvet seront illuminés. Ils se
verront de Barcelonnette.
- Monsieur le Curé Roux, est sollicité pour une messe à l'église
des Molanes.
- Le conseil charge le Docteur Groues et moi même pour réaliser un
arbre de Noël pour les enfants.
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- La Satis souhaitait vivre en parfaite symbiose avec la
communauté d'Uvernet.
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- En 1962, La neige avait été au rendez vous. Il y eu dans
l'hiver, sept mètres de neige au contre poids du téléski du Péguieou.
Nous allions réaliser un abri pour qu'il puisse remplir sa fonction
mobile. Tous « donnaient la main » pour le fonctionnement de la
station.
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Comment serait la saison 1962/1963 ? Certains week-ends, la
circulation rendue difficile par l'excès de neige, nous priva de
clients. Les parkings faisaient le plein (voir photo).
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- L'affluence des skieurs était très satisfaisante. En Février
nous organisions le grand prix de Barcelonnette et la coupe Léo
Lagrange.
- Il faut noter qu'à cette époque, toutes les personnalités de
Barcelonnette collaboraient dans le meilleur esprit. Monsieur Emile
Aubert, Sénateur, Monsieur Roger Diet , député, Monsieur Emile
Grasset, Monsieur Fabre, futur Maire, tout le syndicat d'initiative,
la Sebu, le GSBU, Henri Dunand, et sans oublier, le 11° BCA, la
Douane, la gendarmerie.
- Il en résultait un effet d'entrainement.....
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- L'hiver était une période de réflexion pour le conseil
d'administration.
- Nous mettions en place les programmes à réaliser pour l'hiver
suivant, la prochaine saison 1963/1964;
- Notre troisième saison.
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- - La réalisation d'un hôtel quatre étoiles par une filiale de la
Satis prenait corps.
- - Le tribunal de Digne condamnait une société qui nous avait
acheté un terrain avec engagement de réaliser un hôtel pour le 31
décembre 1962.
- Ce fût un exemple incitatif pour les acquéreurs, et cela
contribua au démarrage de Pra loup qui devint un vaste chantier à
partir de 1964.
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- Le 13 avril 1963; Honoré Bonnet étant présent au
conseil d'administration exposait son point de vue sur la station.
- « Monsieur Honoré Bonnet estime que la station a de très grande
possibilités, grâce à sa dénivellation possible de deux mille cinq
cent à mille cent vingt mètres, à son soleil et à son climat de
Provence, à la variété des pistes susceptibles de satisfaire le bon
skieurs comme le débutant.
- Le développement de ces possibilités dépend
naturellement de l'équipement urbain et de l'équipement en remontées
mécaniques.
- L'avantage de la station est d'avoir sa destinée
entre les mains d'une seule Société, et cet atout doit être conservé
le plus longtemps possible. »
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- A Monsieur Sartor qui lui demandait son avis sur la liaison avec
la Foux d'Allos.
- « Cette liaison semble possible mais elle exigera un
équipement important. De toute manière elle incombe à la Société
Promotrice de la Foux d'Allos »
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- Pour les travaux à réaliser pour la saison prochaine.
- -aménager une piste de slalom spécial – une piste de slalom
géant- une piste de débutants-
- L'ensemble de travaux estimé à la somme de 15 à 20.000, 00
francs.
- Effectuer le balisage selon la réglementation de la F.F.S.
Monsieur Celérier le fera financer par Coca Cola à titre
publicitaire.
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Puis nous allions ensemble faire le tour des pistes. (voir photo)
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- Durant l'été le conseil se réunira trois fois pour aborder les
questions suivantes:
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- La constitution de la Société civile de l'Ubaye qui devait
réaliser l'hôtel Gray d'Albion, dont l'ouverture était programmée
pour l'hiver 1964.
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- Le dépôt des pièces des secteurs du lotissement G.H.I..F.J
approuvé par arrêté préfectoral en date du 11 juin 1963 et le
pouvoir à donner au directeur à cet effet.
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- La construction de chalets Norvégiens.
La révision du contrat de l'architecte Urbaniste, et en particulier
la mission d'intermédiaire entre architecte et clients, conférée au
directeur pour arrondir ...les angles.
- Les travaux d'assainissement en cours à poursuivre.
- L'examen des comptes. Nous présentions un bilan en déficit de
121.920 francs, mais sans tenir compte du produit des ventes de
terrain en cours.
- Il était inutile de produire un résultat positif générateur
d'impôt sur les bénéfices.
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- A l'époque les réalisations immobilières étaient imposées sur
leur bénéfice à un taux favorable libératoire de 15%, ce qui
favorisa la promotion immobilière.
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- L'autorisation de créer une ligne régulière entre Barcelonnette
et Pra Loup.
- Le suivi de la création d'une liaison aérienne. Elle fût
réalisée par Air Alpes et Michel Siegler.
- Monsieur Chauchon, qui avait fait de nombreuses expédition avec
Paul Emile Victor prit une
- part active dans ce projet.
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- L'étude du secteur des Molanes.
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- L'étude de la réalisation du télécabine de Costebelle.
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- Tout cela représentait un travail important, alors nous
embauchions une secrétaire.
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- Et enfin nous fixions la date d’ouverture de la troisième
saison: 1963/1964
- Vu le faible enneigement, début décembre, l'ouverture fût
décidée pour le 15 décembre, pour rodage, et définitivement pour le
vendredi 20 décembre 1963.
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