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- par Louis Lequette
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- La presse nous couvrait d'éloge. « La dernière née des stations,
Pra Loup, est partie du bon pied.. » à peine la neige fondue « Pra
Loup devient un vaste chantier »
- Ces compliments nous obligeaient à poursuivre et surtout à ne
pas décevoir.
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- Notre équipe était bien soudée.
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Jean Sigrand laissait la place de président à André Gandoulf.
Toujours égal à lui même, à sa moralité à toute épreuve, il
demandait que je sois nommé Directeur Général Adjoint pour me
remercier.(voir document)
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- Avec toutes les nouvelles constructions, nous devrions passer un
bon hiver et réaliser un bon résultat, car pourquoi la neige ferait
elle défaut?
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Les
premiers engins de damage apparaissaient sur la marché.
Prudent nous en restions à nos skis et nos rouleaux, attendant la
démonstration, que le concours international se proposait
d'organiser.(voir coupure presse)
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- Nous augmentions raisonnablement le tarif des remontées
mécaniques,
- Le tarif journalier : tarif unique passait à 15 francs et 12
pour les groupes.
- La semaine : tarif unique passait à 90 francs et 72
pour les groupes.
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- Nous conservions les tickets : tarif normal carnet de 4 tickets
2,50 et 20 tickets 10,00 francs.
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- Pour réaliser un forfait tout compris, remontées mécaniques,
hôtellerie, leçons de ski et essayer ainsi de remplir les périodes
creuses de Janvier et Mars, nous pratiquions un rabais de 30% sur le
plein tarif sous réserve que chacun fasse un effort identique.
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- A la fin de l'hiver notre chiffre d'affaire des Remontées
mécaniques passait de 160 à 340.000 francs.
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- Nous organisions le transport par autocar entre Barcelonnette et
Pra loup, poursuivant nos démarches pour créer une ligne régulière
et être agréé transporteur public de voyageurs.
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- La piscine avait été réalisée par Monsieur Marathon avec
l'immeuble de la Sapinière.
- Monsieur Marathon revenait d'Afrique, c’était un pionnier.
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Ce
fût encore une belle inauguration pour la station.(voir coupure
presse)
- En fait tous les acquéreurs, futur copropriétaires de Pra loup
étaient des pionniers, ils contribuaient à l'essor, il fallait y
croire.
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- Je m'étais réservé le droit de fixer le lieu de décharge des
déblais en provenance des constructions.
- Environ 200.000 m 3 furent mis en place à l'emplacement de la
Maison de Pra Loup actuelle.
- Ce terrain, ce talweg sagneux dénommé sur le cadastre datant de
Napoléon, sagne et rapine, était central et allait convenir pour
faire le premier grand parking.
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- Le club omnisports naissait le 24 octobre 1965. Le premier
Président fût André Toucas, aidé par Robert Millerioux, que l'on
qualifiait de « mère poule » des enfants de Pra loup.
- Cette appellation décrivait bien son dévouement pour les enfants
du club
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- Comme chaque hiver préparant la saison suivante.
- Nous allions vendre, sous condition que la construction démarre
rapidement, les terrains pour les immeubles le Chamois et les
Blanchons à un promoteur de Marseille, Constructa.
- Nous allions faire installer l'éclairage public sur la boucle de
la station.
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- Nos deux plus grands soucis, demeuraient. La production d'eau
potable et l'épuration des eaux usées.
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- Au conseil, poser ces problèmes ne prenait qu'une ligne....et
pourtant !
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- La recherche des solutions n'était pas évidente.
- Beaucoup de stations de haute altitude avaient le même problème,
Il fallait aller voir.
- Souvent, promoteurs de stations nous avions confondu sources et
résurgences. Il fallait soustraire et non additionner.
- A Pra loup le bassin versant en forme de cône répartissait l'eau
au lieu de concentrer.
- Devant cette carence naturelle, toutes les solutions devaient
être répertoriées.
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Faire un Tunnel en direction des sources des Agneliers,
ou de Gimette des Thuiles?
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Installer des béliers ou des pompes?
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Faire un forage dans les alluvions du Bachelard et
pomper?
- Créer une société des eaux avec les communes de la vallée et
avoir l'eau en abondance et par gravité?
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Comment financer, pour obtenir des subventions il
fallait qu'une collectivité prenne le projet en charge.
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- La vie mondaine s'ajoutait au travail, et devenait travail
- En fréquentant Pra Loup toutes ces personnalités faisaient
parler de Nous.
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Cet hiver, Frank Alamo venait au Gray entre autres.......
(voir coupure presse)
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- Mais alors que tout allait bien, que le conseil municipal
faisait tout pour favoriser le démarrage de la Pra loup et qu'en
retour La Satis faisait tout pour être digne de la confiance qui
lui était faite, le sous préfet, sans consultation des parties en
présence, m'écrivait le 15 décembre 1965, ce qui suit :
- « bien que la convention que vous avez signé le 10 juin 1960,
avec la commune d'Uvernet ait été approuvée par l'autorité de
tutelle à l'époque, elle doit être considérée dans le fond et dans
la forme comme nulle de plein droit... »
- et il précisait
- « la convention du 10 juin 1960 est nulle... obligation de
régler vos rapports entre la commune et la Satis sur la base d'une
convention de concession.... »
- « dans l'attente... d'un accord de principe sur l'essentiel des
données ci-dessus, mise en attente du dossier de prêt déposé par
votre société »
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- Le moins que l'on puisse dire est que nous étions la commune et
nous en parfait accord et que le sous préfet, Benazet, ne mettait
pas la forme...
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- La Mairie allait recevoir une lettre identique le 12 février
1966.
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- Mairie et Satis montreront qu'ils savaient respecter les
accords.
- La convention entre la commune et la Satis évolueront en
1978.
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