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- par Louis Lequette
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- Tous les services de la station étaient concentrés dans nos
bureaux de l'immeuble le Génépi.
- Tout le monde se croisait, se voyait chaque jour dès le matin ce
qui facilite l'entente.
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- Avec Honoré, nous partagions le même bureau, la même table de
travail, le même téléphone.
- Nous étions donc au courant de « notre activité commune », et
cela aussi facilitait l'harmonie de la tâche.
- Notre secrétaire, Jeanine Pascal, faisait si nécessaire le lien.
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- Il est toujours des gens qui essaient d'obtenir de l'un ce
qu’ils n’ont pu obtenir de l'autre ou de diviser.
- Chez nous c'était impossible.
- Par exemple: combien de fois des petits malins profitant de
l'absence de l'un, venaient quémander une carte gratuite de la part
de l'autre qui lui avait soit disant attribué pour diverses raisons.
- Cela ne marchait pas.
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- « Le pouvoir ne se partage pas » écrivait Françoise Giroud. Nous
nous y arrivions.
- Jamais il ne fût question de hiérarchie, entre Président,
directeur général adjoint, directeur technique.
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- La commune que je représentais et la Satis additionnaient si
l'on peut dire leurs compétences pour régler les problèmes, les
intérêts de chacun étaient respectés.
- Les maires des stations avaient institué une règle informelle
qui, tout en leur permettant de rappeler leur autorité, leur
responsabilité, convenait à tout le monde.
- Les maires réglaient les problèmes de passages des pistes et
facilitaient ainsi la vie des exploitants.
- En échange de quoi ils obtenaient des exploitants des gratuités.
Les moniteurs par exemple ne payaient pas leurs remontées
mécaniques.
- En compensation ils devaient donner des leçons aux enfants des
écoles, participer aux animations, à l'organisation des courses, et
parfois au damage.
- Tout le monde s'y retrouvait.
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- Les maires avaient pouvoir et même obligation d'exiger la
fermeture de piste ou même des remontées mécaniques desservant des
pistes, lorsqu'un danger était prévisible et même latent.
- Pour les exploitants cette position était confortable.
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- Le projet de la station de Restefond revenait à l'ordre du
jour. Honoré avait été contacté par la société Sodeteg qui voulait
que nous construisions les remontées mécaniques. Le ministère de
l'équipement soutenait cette opération.
- Mais alors que nous nous étions mis d'accord avec l'ONF, en
signant une convention, l'administration fiscale contestait notre
accord.
- Le conseil décidait, par réaction, de rompre toutes
participations sur Restefond, dans l'attente du règlement de ce
nouveau problème.
- Un accident d'hélicoptère mis fin à ce nouveau projet.
- C'était la deuxième fois que le site de Restefond était mis en
« stand by ».
- La dernière fois que ce projet refit surface, fût lors de la
fusion de la commune de Fours avec Uvernet. Ce projet était dans la
dot de la mariée. Cette fois il devait concerner, la vallée de la
Moutière, de Saint Dalmas, de Restefond.
- C'était complètement irréaliste et dangereux. Et puis j'avais
déjà exprimé un avis sur les risques.
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- Mais parfois, ressortent des projets rangés dans des cartons et
qui paraissent hors du temps.
- On me téléphonait en Mairie, pour que je fasse les réserves
foncières nécessaires sur les Molanes pour la construction de la
Gare.
- Un « général des ponts » avait imaginé que pour protéger le site
des Agneliers, il fallait faire un tunnel entre la Foux et les
Agneliers. Ce tunnel routier serait équipé d'un ascenseur qui
monterait les skieurs au sommet du vallon de Vescal.
- Alors pourquoi ne pas en profiter pour faire passer la voie
ferrée, une antenne du train des Pignes.
- Dans tout projet il faut faire la part du rêve.
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- Honoré Bonnet représentait la Satis à l'office de Tourisme
(encore non homologué).
- La Satis soutenait l'office. Le budget principal provenait des
taxes que la commune prélevait au taux de cinq pour cent sur le
chiffre d'affaire des remontées mécaniques, et les cotisations
versées par les commerçants.
- La Satis constatait que « Certains commerçants se
désintéressaient complètement de la station et surtout des
cotisations».
- La Satis voulait récupérer les avances faites pour le damage,
l'aménagement des pistes, les secours.
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Ce
n'était pas facile comme position, pour le représentant de la Satis.
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- Honoré Bonnet avait obtenu que les Championnats universitaires
se déroule, du 13 au 15 mars et le match des cinq nations, du 16 au
22 mars. Le Provençal et Evian allaient sponsoriser le Match des
cinq nations.
- Jusqu'alors ce match se déroulait aux USA.
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Cela ferait une belle publicité, et une grande occupation pour
l'hiver.
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- Ce match était une rencontre amicale qui ne comptait pas pour
les point FIS, c'était la fête.
- Nos « Coqs » de l'équipe de France savaient faire la fête, au
point....de perdre.
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Toute l'équipe de la satis participait à la réussite de ce Match
(voir coupure presse)
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Joseph Comiti
vint pour la remise des médailles. (voir photo)
- Le budget de cette manifestation s'équilibrait, aussi les
administrateurs demandaient à Honoré Bonnet d'essayer d'avoir une
finale coupe du monde. Le journal se déclarait prêt à assurer
l'équilibre financier de cette épreuve.
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- Pour L'hiver prochain nous arrêtions finalement et seulement le
10 juin le programme de réalisation des remontées mécaniques, en
choisissant d'automatiser les téléskis du Fau, du Betoul et de la
Belière et la construction du téléski du Lac et le doublage du
Courtil.
- Nous devions limiter les investissements au montant obtenu par
les amortissements des remontées et par la récupération de la tva.
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- La SCI (loi 1938) du centre commercial JI , dont j'avais assuré
la gestion avait terminé sa mission.
- Les commerces étaient ouverts. C'était le but.
- La société devait donc être dissoute, nous avions reçu douze
mille francs d'honoraires, les commerçants étaient satisfaits.
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Les plans de Molanes
étaient réalisés, nous pouvions commencer les ventes de terrains.
(voir délibération)
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- L'organisation de la station prenait forme, avec la difficulté
de faire naître une collectivité, de participer aux dépenses de
fonctionnement, d'entretien.
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- Le chiffre d'affaire des remontées mécaniques passant à
1.887.000, 00 francs.
- Ce résultat faisait oublier les difficultés de mise en route.
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