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- par Louis Lequette
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- Au cours de l'été 1970, Pra loup s'était transformé en vaste
chantier.
- Les appartements se vendant sur plans nous pouvions espérer
une forte augmentation de la fréquentation, et par suite du
chiffre d'affaire des remontées mécaniques.
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- Alors que dans les Alpes et les Pyrénées la plupart des
stations, voyaient leur chiffre d'affaire régresser de cinq à
dix pour cent, les alpes du sud qui avaient bénéficié d’un bon
enneigement enregistraient de meilleurs résultats.
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- Ainsi Merlette, le Sauze, Saint Anne, Super Dévoluy
progressaient de 5 à 10 % et Serre Chevalier de 30%, Pra loup
battant les records avec 40%.
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- Pour effacer ces trop bons résultats nous allions pratiquer
l'amortissement dégressif et porter au bilan la somme de
811.085 francs d'amortissement.
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- Nous avions une course de ski importante, celle du ministère
de l'équipement, le 28 et 29 Mars.
- Nous devions recevoir le Ministre Chalandon, son adjoint
Monsieur Costa, et Monsieur Anthonioz le nouveau commissaire au
tourisme pour exposer nos problèmes relationnels avec les
Domaines.
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- Dans la même optique nous adhérions au Syndicat National des
Téléphériques de France. (SNTF)
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- Toutes les stations connaissaient un gros développement,
chaque année de nouvelles se créaient.
- La réglementation devait suivre, toujours en retard.
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Les
relations avec la commune d'Uvernet devaient être précisées, et
faire l'objet de conventions. Je ne pouvais représenter la
commune et la Satis.
- Jean Sigrand fût donc chargé de représenter la Satis.
- Nous demandions au ministère de l'équipement d'en jeter les
bases, de nous servir d'intermédiaire.
- Le Décret Ravanel, allait régler une partie des relations
entre communes et exploitants.
- Les textes en préparation par le gouvernement prévoyaient un
retour des installations aux communes supports après trente ans
d'exploitation.
- Le conseil refusait, les négociations étaient suivies par le
SNTF.
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- Les communes pouvaient exproprier des propriétaires privés
pour organiser le domaine skiable.
- La Satis demandait à la commune de procéder à
l'expropriation des terrains domaniaux par voie de déclaration
publique. Pourquoi pas!
- Par cette démarche nous voulions démontrer que tous les
propriétaires devaient respecter les mêmes règles et supporter
les mêmes contraintes.
- Je pense que tout le monde fût content, lorsque devenu
Maire, je réglais ce problème par un échange de terrains entre
la commune et les domaines.
- La commune recevait, les Alpages de Langail et donnait des
alpages situés à Fours.
- Je réclamais au nom de l'équilibre financier les terrains de
Terres Neuves à Saint Pons.
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- La commune faisait une très bonne affaire.
- Elle demandait à la Satis un droit de passage et allait
mettre en valeur les terrains dits «de la pépinière» de Saint
Pons.
- Elle avait constitué une bonne réserve foncière.
- Demeurait une certaine nostalgie des habitants pour leur
alpage, mais lorsque le Parc du Mercantour se créa, ces terrains
se trouvaient dans le noyau du parc et subissaient un servitude.
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- Malgré les réticences et la prudence conseillée, des frais
avaient été engagés sur Restefond.
- Le groupe (la Sodeteg et Areja) qui était en relation avec
Honoré Bonnet n'avait pu se constituer.
- La société Belge Cofinindus ne les suivait pas.
- La Satis devait perdre sa mise de fonds.
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- Monsieur Seneclauze devait démissionner rapidement, un an
après, qu'un poste d'administrateur lui avait été confié. Il
n'avait pu se déplacer pour venir siéger. Le Conseil nommait
Honoré Bonnet en remplacement.
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- En Mai, Le préfet acceptait de transformer l'association
syndicale des copropriétaires du lotissement de Pra loup en
association Syndicale autorisée.
- L'association ainsi autorisée par le préfet avait
l'obligation de fonctionner avec les mêmes règles qu'une
commune, le percepteur devenait le comptable de l'association.
- Il avait autorité pour recouvrir les cotisations votées par
l'assemblée et ne payait que les dépenses votées par
l'assemblée.
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La
gestion de Pra Loup prenait forme.
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- Toutes les structures ayant la responsabilité de faire
vivre, fonctionner, Pra Loup devaient disposer de locaux.
- L'office du tourisme, l'Ecole de Ski Français, le club des
sports, le centre ce secours, les télécom, la garderie
d'enfants. La mairie prenait la suite de la Satis et finissait
« la maison de Pra loup ». Elle favorisait l'installation d'un
médecin et d'un kiné en mettant à leur disposition locaux
professionnels et logements.
- Enfin, elle palliait à son besoin de salle de réunions, et
de salle de cinéma.
- Le tout était réalisé au dessus des garages que réalisait
l'entreprise Colombero de Digne.
- La Satis déposait le permis de construire, et rétrocédait à
la Mairie.
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- Seule, la Mairie resterait dans sa commune à Uvernet
Village.
- C'était un engagement pris envers les anciens.
- Cette réalisation de la maison de Pra loup, devait se faire
très rapidement car elle devait être prête pour recevoir
l'organisation de la coupe du monde en mars 1972.
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- Pour ce prochain hiver 70 71, nous allions effectuer le
doublage du téléski de la Clappe, des Sorbiers et continuer à
profiler les pistes.
- L'Edf passait un contrat avec nous pour l'électrification
des Molanes. Le contrat s'élevait à un million cent quatre vingt
quatre francs. L'Edf voulait que nous exigions le chauffage
électrique et nous assurait du remboursement de cet
investissement. Nous préférions laisser le choix libre aux
futurs acquéreurs.
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- L'ensemble du conseil municipal m'avait suivi sur tous les
plans, pour favoriser le développement touristique, j'avais
adhéré à la politique rurale.
- Le monde rural aurait aimé continuer à gérer seul la commune
et pourtant il fallait évoluer vers le une meilleure
représentation du monde du tourisme.
- Cette réflexion nous conduit à faire deux listes.
- Il n'y eu pas de campagne. C'était un choix de
représentation de société qui évoluait.
- Il n'y eu aucune critique de part et d'autre, aucun mot
déplacé.
- J'avais demandé à Jean Sigrand de se présenter, et il avait
décliné.
- Honoré Bonnet était sur notre liste. Je lui demandais s'il
voulait être Maire.
- « La place te reviens » me dit-il, je vous ai aidé, à
passer, maintenant j'ai terminé.
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- Il faudra assumer....la double fonction « Mairie-Satis ».
- Il faudra respecter l'équilibre.
- Jean Sigrand fût toujours un bon médiateur équitable.
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