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- par Louis Lequette
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« Dix ans déjà » titraient les journaux.
(voir coupure presse)
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- Tout cela avait été possible grâce aux relations de
confiance qui avaient été établies entre la commune et la Satis.
- Confiance, entre toute l'équipe qui demeurait solidaire, une
équipe fidèle à l'esprit qui avait guidé la création de la
société.
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- A l'évidence, la rapidité de croissance de Pra loup
interpellait.
- Mon ami Philippe Lamour vint avec Gérôme Monot pour voir Pra
loup mais surtout, la Moutière et le col de la Cayolle. Ils
prospectaient, nous en profitions pour faire de la montagne.
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- Philippe Lamour développait le Queyras en protégeant le
cadre et il allait prendre en charge le Languedoc-Roussillon.
Gérôme Monot rejoindra la Lyonnaise des Eaux puis le RPR.
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La commune d'Uvernet fusionnait avec la commune de Fours.
(voir coupure presse)
- Le gouvernement incitait les regroupements et octroyait des
avantages financiers.
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- Le gouvernement venait de prendre une position inéquitable
envers certaines stations et leurs communes.
- Il instituait le (FAL) Fond d'Action Locale pour compenser
la perte ressentie par le budget depuis la suppression de la
taxe locale (8,50 % des chiffres d'affaires)
- Le critère d'attribution s'appuyait sur le nombre de permis
de construire accordés au premier janvier de chaque année.
- Notre dynamisme, notre rapidité de construction, nous
excluait de la répartition.
- Des stations de Savoie, comme La Plagne touchaient un
million de francs, Saint Martin de Belleville, les Arcs
touchaient plus d'un million et demi par an, alors que nous
n'avions perçu que dix sept à vingt deux mille francs.
- L'évolution vers le VRTS Versement Représentatif de la Taxe
sur les Salaires n'allait pas améliorer la répartition.
- On avait vraiment l'impression que les critères étaient
arrêtés en fonction des relations, de l'importance des groupes
promouvant les stations, du relationnel!
- Merlette plus jeune que nous, passait également en dehors de
la distribution, des stations plus vieilles, mais qui avaient
marqué une pose étaient privilégiées.
- Toutes les démarches pour rétablir simplement l'équité
prenaient du temps.
- Il fallait trouver d'autres sources de financement, ou se
contenter de réalisations à moindre prix.
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La commune épaulait la Satis en effectuant des travaux
qu'elle faisait subventionner.
- Le lac de Costebelle devait nous constituer une réserve
d'eau. Il était réalisé sur un lieu drainé, (on disait du temps
des moins) qui donnait naissance au canal des prises d'eau. Des
vestiges étaient trouvés, et prouvaient que ce lieu avait servit
de passage, d'une vallée à l'autre.
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- Honoré Bonnet préparait la coupe du monde. Avant d’être un
grand succès ce fût un grand travail.
- A l'époque toutes les informations se transmettaient par
télex et bélino.
- Et comme tous les journalistes voulaient transmettre en même
temps il fallait une grande salle de presse, de nombreux
appareils. Les journaux, surtout régionaux, faisaient des pages
entières.
- Galvanisé, porté par l'événement tout le monde fût parfait.
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- Il me revenait le devoir de clôturer par un discours.
- Je remerciais, Monsieur Joseph Comiti, Monsieur Riboud
d’Evian, Monsieur Leenhardt du Provençal.
- Je soulignais l'anniversaire de Pra Loup.
- « dix années que nous avons grandi sous l'œil clément et
l'appui du gouvernement qui constatant nos efforts fructueux a
presque oublié notre existence. Nous avons réussi à
construire Pra Loup, je désire maintenant assurer son
équilibre. »
- Joseph Comiti avait entendu l'appel.
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- Quels sont les effets d'un discours courtois? De toutes les
attentes des Maires de Montagne?
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Olivier Guichard était Ministre de l'aménagement, Philippe
Lamour à la Datar (Délégation à l'aménagement du territoire), un
comité interministériel définissait une nouvelle politique de la
Montagne.
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- En marge de la coupe, on commentait les résultats de
Sapporo.
- Jusqu'au dernier moment, Sapporo manquait de neige. Honoré
proposait de les organiser à Pra Loup.
- Cela produisait un mini incident diplomatique, vite classé.
On avait parlé!
- On commentait le rapport, la déclaration de Monsieur Avery
Brundage « Les J.O doivent être exclusivement réservés à des
amateurs » « il entendait écarter catégoriquement des élites
mondiaux du ski » il citait «les meilleurs de l'équipe de
France »
- Il dénonçait le « rapport du sport et de l'argent, ses
caisses noires, ses intérêts particuliers »
- Alors la fourberie cherchait à qui cela avait bien pu
profiter!
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- L'équipe de France n'avait pas assez brillé à Sapporo.
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Béranger annonçait lors d'une conférence de presse sa
démission. (voir coupure presse)
- On parlait de Pra Loup, à ce niveau, on aimait les
conférences de presse!
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- En Coulisse les diatribes contre l'équipe allaient
bon train. Elles atteignaient le comble lors du diner de clôture
à l'hôtel l'Estelan. C'était l’hallali et c'était gênant,
indigne.
- L'équipe de France avait perdu, certes. Lors d'un passage à
l’arrivée, j’avais remarqué que le dispositif de chronométrage,
tenu par Félix de Longines ne fonctionnait pas.
- A ma remarque il avait répondu « je connais les temps »
- Ne pas troubler l'ambiance! Douter d'une volonté?
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- Dans ce genre de compétition, les déplacements de chaque
journaliste sont pris en charge par leur siège. J'assurais
l'intendance. Léon Zitrone vint réclamer sa note mais se
référant d'Honoré ne voulu pas payer.
- Son épouse glissa sur une petite plaque de glace due à une
fuite d'eau dans le garage de Costebelle sous la maison de Pra
Loup. Elle se cassait le petit doigt droit. Le Maire
étant « tenu d'assurer la sécurité » elle nous réclamait des
dommages et intérêts. Une procédure fût lancée. J'appelais en
garantie le constructeur, l'entreprise Colombero. Cela dura plus
de deux ans. On nous réclamait de l'ordre de 45.000 francs de
préjudice mondain. Enfin une reconstitution du « crime de
lèse-majesté » se tenait devant le lieu fautif, l'Office du
Tourisme. Il y avait une dizaine de personnes représentant les
parties en cause. Ne pouvant convaincre du préjudice, l'avocat
des Zitrone, sortit une photo du membre déprécié. L’entrepreneur
ayant autre chose à faire avait délégué Dominique le chef de
chantier. Il se tenait à l'écart « des huiles ». Il devait
dépasser un quintal. Une force. Lorsqu'il réalisa cette
pantomime, il arriva près du groupe, et avec un geste de brasse
de nageur, écarta tout le monde pour saisir la photo.
- Alors avec tout l'art de la comédie Italienne, la photo
en main, il observa un bon moment sans rien dire. Et alors que
tout le monde commençait à s'interroger, à perdre patience, il
dit «si au moins elle était tombée sur le cul »
- La reconstitution était finie. Merci Dominique!
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- Nous avions réalisé pour 817932 francs d'aménagement sur les
pistes pour les courses.
- Il fallait faire une pose.
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Mais Honoré Bonnet avait besoin de sortir de l'horizon de
Pra loup. Il demandait au conseil d'envisager de s'occuper de
réalisation à l'étranger. Il était conseiller à l’étambot,
société qui voulait réaliser des équipements en Yougoslavie et
en Roumanie.
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Le comité de station, les discutions, les différences de
point de vue, le lassaient. Il donnait sa démission.
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- Le conseil se préoccupait du bien être de nos
collaborateurs. Nous réalisions un restaurant d'entreprise. Lieu
d'échange, de concertation que nous fréquentions tous, ce qui
nous rapprochait.
- Nous décidions de lancer un programme de logements pour les
employés saisonniers qui serait payé par le 1% d'effort à la
construction. Barcelonnette nous doubla sur ce projet, pour
réaliser l'immeuble « La Cayolle ».
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- Le peu d'efficacité du Syndicat national des téléphériques
pour faire avancer les réformes nécessaires et nous aider dans
nos démêlés avec les Domaines motiva notre retrait.
- Le conseil décidait de ne construire aucune remontée durant
la saison d'été 1972.
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- Nous étions dans la période de contrôle des prix. Il nous
avait été accordé une hausse de 8% sur les tarifs de l'an passé.
Il fallait sans cesse négocier, prouver que nous avions augmenté
la qualité de la prestation. Il fallait lutter pour obtenir une
réponse dans les délais pour avoir le temps de commercialiser.
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- Un ami cinéaste, Jean Dasques, me proposait de réaliser un
film pour promouvoir Pra Loup.
- Voici le scénario de « Jojo d'Aval »
- « Un père de famille avait donné à son enfant de dix ans
l'argent nécessaire pour acheter son forfait de ski. Un affreux
adulte volait le forfait à l'enfant. Toute la journée, usant de
toutes les ruses, l'enfant perturbait la journée de ski ce cet
adulte. Ainsi toute la station était parcourue. Le soir ont
constatait les dégâts causés à l'adulte », le rôle de Jojo
d'Aval était joué par Benoit Lequette.
- Le film connu un grand sucés, il fût attaché à un film de
Tintin et fût passé dans toute la France.
- Les journaux ne tarissaient pas d'éloge sur la virtuosité en
ski d'un enfant de dix ans. (recherche du journal en cour)
- Ce fût tune belle promotion.
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- L'hiver 1972, se terminait.
- La station fermait après le week-end end du 1er mai.
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