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- par Louis Lequette
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- Le fait le plus marquant de cette année ne fût pas la saison
d'hiver qui ne déroula dans la routine.
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- Ce fût les démissions.
- Jacques Margnat avait essayé sans succès de marquer son
influence, et pour cela d'acquérir des actions. Il était gendre
de Monsieur Senéclauze qui avait démissionné. Il était épaulé
par Benoît Benedetti.
- En démissionnant, il permettait à André Gandoulf de faire
rentrer Bernard de Alexandris.
- Jacques Gallard allait bientôt suivre Jacques Margat, qui
déclarait « l'esprit de la fondation de la Satis change. » cela
en disait long....
- Honoré Bonnet confirmait sa démission du comité, qu'il avait
réintégré.
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- Le comité de station sur la demande des pouvoirs publics
allait se transformer en office du tourisme, émanation de la
Mairie.
- La loi n° 64-698 du 10 juillet 1964 entrait en application
avec le décret N° 66-211 du 5 avril 1966.
- Une commission municipale de sécurité était créée dans
toutes les stations. La responsabilité des mairies en matière de
sécurité sur les pistes et dans l'organisation des secours se
codifiait.
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- Ces transferts de responsabilités ne déplaisaient pas
…...mais pour autant qu’ils ne s’accompagnaient pas de transfert
d'autorité. Une impossibilité!
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- La demande de normalisation des ministères se précisait avec
les textes. J'en informais le conseil d'administration. La
commune prenait une délibération « pour tenter de régler les
relations entre tous les organismes, dont le but est finalement
identique: le développement harmonieux de la station touristique
que constitue PRA LOUP. »
- C'était exactement du moins apparemment « l'esprit qui avait
guidé la fondation de la Satis »
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Le conseil donne un accord de principe.
- Toutes les stations acceptaient le protocole, visé dans les
textes, classement des stations nationales,
- Ce protocole donnait corps à une entente nécessaire, entre
Syndicat des téléphériques, l'Ecole de Ski Français, les comités
des stations.
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En même temps la Satis demandait la garantie du conseil
général et sollicitait le préfet pour obtenir les prêts
bonifiés.
- En ma qualité de conseiller général je défendais et obtenais
cette garantie, que le conseil municipal sur ma proposition
donnait également.
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- Il n'y aurait pas de réalisation de remontées mécaniques
pour le prochain hiver.
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Il fallait occuper notre équipe.
- Le télécabine de Costebelle avait besoin d'un gros
entretien.
- Il fallait poursuivre la viabilité des Molanes.
- Il fallait déjà renouveler nos dameuses. Nous allions en
louer une, dernier modèle plus grosse, plus efficace.
- Nous allions démarrer le restaurant, qualifié de salle hors
sac, avant de devenir un restaurant d'altitude.
- Nous poursuivions notre volonté de créer des logements pour
les employés et en particulier pour les saisonniers, sur le 1%
et prêts personnel au taux bonifié de 3%.
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- Les actions de la Sau du Gray d'Albion se négociaient bien
et nous récupérions de la trésorerie.
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- Pour pallier au manque « d'événementiel » de l'activité
ski, la commune s'était portée volontaire pour organiser une
étape du tour cycliste de France.
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- Le 13 juillet, Eddie Merckx, portait le maillot jaune et
attaquait isolé et en tête la route de Pra Loup.
- La foule l'attendait à l'arrivée.
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- A l'entrée des Molanes, il se faisait doublé par Bernard
Thévenet, qui semblait en pleine forme alors que Eddie Merckx,
peinait à un tel point que l'on cru un moment qu'il ne pourrait
aller jusqu'au bout à un kilomètre et demi, à l'arrivée sur la
place de l'office du tourisme.
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- Bernard Thévenet prenait le maillot jaune avec une minute et
demie d'avance.
- J'avais pesé et obtenu que la route de Pra loup soit
confortable. La porte de notre commerce futur.
- Confortable voulait que le pourcentage de pente ne dépasse
pas 6%. Compte tenu de sa longueur c'était insuffisant. Avec les
Ponts et Chaussées nous avions décidé de porter ce pourcentage à
7%, mais uniquement sur les parties les lieux exposés au soleil.
- Nous voulions diminuer le risque de patinage des voitures.
- On nous expliqua que Eddie Merckx n'avait pas changé de
« braquet » et qu'il avait « mouliné ».
- Ces termes nous étaient inconnus, mais le résultat était là.
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- Je suivais comme un passionné des deux roues, notre
champion jusqu'à Paris. Je le vis attaquer en vainqueur les
Champs Elysées.
- Sans consulter mon conseil, j'envoyé un télex à l'AFP et
divers journaux pour annoncer que Bernard Thévenet était « fait
citoyen de la Commune de Pra Loup».
- Pour la circonstance Pra Loup devenait Commune.
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- Au moment où Bernard Thévenet s'avançait vers le Président
de la République, Valery Giscard d'Estaing, pour recevoir les
félicitations d'usage, le speaker annonçait cette nomination.
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- Nous ne pouvions espérer une meilleure communication
internationale.
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Nous allions organiser une réception dès l'hiver
prochain.
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