Saison 1977 / 1978

 

 

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par Louis Lequette
 
La liaison avec la Foux d'Allos progressait techniquement, alors que tous les problèmes relationnels entre les partenaires n'étaient pas encore arrêtés.
Les deux communes d'Allos et d'Uvernet ayant constitué leur syndicat devaient donner l'exploitation en affermage à la société des transports Ubaye Verdon, constituée entre la Safa de la Foux et la Satis de Pra loup.
Prudemment les deux communes demandaient à l'administration de l'équipement de leur proposer les bases du contrat d'affermage. De Alexandris contestait la rédaction.
René Céze, maire d'Allos, était le président du Syndicat.
 
Le syndicat devait procéder comme une commune par appel d'offre. Il fallait emprunter, avoir des garanties du département, de la commune, du concessionnaire. Une volonté des banques qui liait ainsi le sort des collectivités aux concessionnaires.
 
Le travail le plus difficile était de réaliser la ligne électrique de Barcelonnette aux Agneliers.
Le câble fût posé, en utilisant un hélicoptère. Il plaça une câblette sur les poulies  placées sur chaque support. Cette câblette allait servir pour le déroulement des conducteurs.
Malgré l'éloignement et les difficultés, la liaison fût prête dans les délais.
La difficulté exalte les hommes.
Quel bonheur lors de la réception.
 
Par surprise, André Gandoulf donnait sa démission de président.
En fait, Il l'avait préparé avec De Alexandris. Nous comprenions ensuite qu'il ne voulait pas assumer ce qu'il avait décidé.
Sa démission entraînait la mienne, la fonction de directeur général adjoint, étant liée à celle du Président.
Monsieur Gallard, confirmait sa démission, avec Monsieur Seneclauze, Monsieur Celerier, Monsieur Margnat, cela faisait beaucoup de départs.
 
Monsieur Gandoulf annonçait la candidature de Jean Sigrand et De Alexandris. Le résultat du vote démontrait qu'il avait écarté son ami d'enfance au profit de De Alexandris.
J'étais à nouveau nommé Directeur Général … avec trois directeurs!
En fin d'année je donnais ma démission. Raymond Barre avait souhaité que je porte les couleurs de l'UDF aux législatives. C'était une bonne motivation diplomatique.
 
La première réforme que le nouveau  président voulu introduire fût la rénovation des services comptables.
Un promoteur souhaitait réaliser un programme sur Pra Roustan et souhaitait réaliser une remontée mécanique à ses frais. La Satis lui construisait un téléski avec du matériel d'occasion qui devait être remplacé par un télésiège, dès que le programme serait lancé. Ce télésiège devait permettre de rejoindre la gare intermédiaire du télésiège des Molanes..
Le programme ne fût pas réalisé, car le promoteur quitta la France après l'élection de 1981.
 
Le président souhaitait que je présente au conseil un rapport sur nos activités.
Les observations du comité d'entreprise ne manquait pas d'auto- critiques, elles ne plaisaient pas à tous.
 
La fraude était un point important soulevé.
 
Les directeurs présentaient un projet d'investissement et j'essayais de bâtir un projet de trésorerie.
La distorsion constatée sur les frais d'exploitations en fin d'été était considérable.
 
La commune avait organisé un concours pour construire une école. Le but souhaité était de mélanger les enfants de la commune à des enfants des villes. Cette école avait donc des dortoirs pour recevoir des classes de neige, cuisine et réfectoire où tout le monde se retrouvait, et enfin un amphithéâtre pour les animations.
Nous avions créé des emplois. Cette école était un modèle dirigé par Madame Peyronnet.
Paul Dijoud secrétaire d'état venait l'inaugurer.
 
La commune accédait à la demande de l'architecte De Alexandris qui souhaitait plus de souplesse pour les implantation des lotissements de Molanes. La direction de l'équipement approuvait.
 
L'administration fiscale contrôlait l'opération de la polypropriété menée par la chaine de polypropriété  qui avait la charge de la vente du Gray d'Albion...
Il n'y avait pas de texte précis régissant la propriété spatio-temporelle.
Puis elle contestait la récupération de la TVA par la Stuv.
Ce dossier allait durer, me préoccuper dix ans.
 
Il fallait faire des économies sur toutes les charges, à commencer par les salaires.
Nous allions partager la gestion du restaurant d'entreprise avec le comité d'entreprise.
Le prix du repas était fixé à 17 francs, tout le monde le fréquentait. Ce lieu était riche d'échanges.
 
Enfin le conseil acceptait que nous participions au ski-pass de la vallée, que j'avais négocié avec Honoré Couttolenc du Sauze et M. Spitallier de Saint Anne, (rôle d'un conseiller général).
La gestion de la saison d'hiver prenait le dessus
Les clients étaient satisfaits. Nombreux étaient ceux qui par amour de « leur station » opéraient dans leur région une promotion sans égale.
Le Docteur Navarre à Monpellier, le club de Toulon, le club de Digne....

 

 

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