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- par Louis Lequette
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- Constatant que la Satis communiquait par voie de presse,
je faisais passer ce message au Provençal
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- « Une équipe toujours soudée, un site de plus
en plus connu et recherché »
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Honoré Bonnet déclarait :
« je ne quitte pas ma
station »
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- Un état comparatif de l'exploitation faisait prendre
conscience au conseil de l'évolution de la société. Il
suffisait de le lire pour se rendre compte.
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Les amortissements diminuaient, les frais généraux
augmentaient.
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- Le conseil d'administration, après avoir largement délibéré,
suggère:
- « que les investissement soient réduits au minimum et que
le service donné à la clientèle soit irréprochable, mais non
superflu. »
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- Je confirmais ma démission de directeur général adjoint,
présentée l'an passé en précisant « que le titre ne
suffit pas pour remplir les fonctions ni à conférer l'autorité »
- Le conseil acceptait et souhaitait que je conserve seul la
signature de la société.
- C'était une preuve de reconnaissance.
- Monsieur De Alexandris demandait que ses appointements
soient portés à 132.000 francs par an.
- Monsieur Sartor démissionnait de son poste d'administrateur.
Il était remplacé par André Toucas d'Aix en Provence.
- La majorité d'André Gandoulf se confortait.
- Le conseil était satisfait de la liaison des Agneliers. La
commune d'Uvernet sur laquelle tout avait été réalisé, avait
réglé le problème des passages. Elle achetait les alpages des
Borels, avec l'intention de réaliser un refuge dans le bâtiment
existant en bon état. D'autres allaient choisir de le détruire.
- La Commune refaisait la toiture de l'église, tant pour la
sauver que pour avoir un toit pouvant servir de refuge en cas de
problèmes dans ce secteur.
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- La liaison devait être sécurisée. Monsieur Gavoty réalisait
un refuge dans le bâtiment des Ponts et Chaussées. Mes collègues
du conseil général avaient suivi ma demande de location pour la
création d'un point chaud pour des raisons de sécurité.
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- La construction de l'immeuble Le Signal progressait, les
ventes par action piétinaient.
- Un ingénieur qui nous avait aidé dans divers domaines nous
demandait une rémunération, De Alexandris proposait de lui céder
un des commerce, à « un prix spécial », ce qui choquait une
partie du conseil. L'autre commerce était vendu à « la belle
époque ».
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- Le syndicat intercommunal Allos Uvernet fonctionnait sans
problème.
- La préparation de l'hiver 1979 1980 n'appelait « rien de
neuf si ce n'est l'affectation de Rémy Asso à un poste de
responsabilité dans le contrôle des caisses et le contrôle de la
fraude éventuelle de nos clients sur les remontées mécaniques »
- Au cours de l'hiver nous découvrions une fraude sur les
cartes journalières.
- Nous arrivions à localiser le fraudeur, qui imprimait des
fausses cartes. N'arrivant pas à contacter rapidement le
Procureur, pour obtenir l'autorisation d'effectuer une
perquisition, je prenais l'initiative de visiter un chalet
suspect, accompagné d'un gendarme.
- Nous trouvions toutes les preuves. J'en référais au
président puis au conseil.
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- Le président m'interdit de poursuivre « C'était un sous
directeur de banque national et on pouvait en avoir besoin »
J'eus ma première altercation.
- Selon que tu seras puissant ou misérable …
- Évidement cela mis fin à la mobilisation de tous contre la
fraude.
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- Les Relations entre les communes et les exploitants en
remontées mécaniques devaient faire l'objet d'une mise au point.
Le sujet couvait et il allait éclore lors de l'examen de la loi
sur les transports publics d'intérêts locaux.
- Les communes étaient d’abord responsables des risques
humains, elle devaient donner des garanties financières, elles
prenaient donc en dernier ressort, les risques de
l'exploitation, elles devaient régler les conflits avec les
propriétaires fonciers dont les terrains étaient nécessaires aux
équipements, elles devenaient responsables de la promotion, et
des risques naturels.
- Certains exploitants voulaient disposer de ce confort, sans
être soumis à un certain retour en acceptant de contracter au
travers un contrat de concession, par exemple.
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- Ce serait pour fin 1979...et 1980.
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- Emmanuelle Vitriat, l'un des premiers opérés du cœur venait
se reposer à Pra Loup. J'obtenais son autorisation pour fêter le
dixième anniversaire de son opération. Il acceptait sous réserve
que ne soit présent qu'un seul journaliste. Je choisissais AFP
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La photo fit le tour du monde! Merci Emmanuel
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- Le conseil municipal sur la proposition de Yves Janin,
conseiller municipal, organisait par son Office du Tourisme, le
premier festival animalier, vocation de Pra Loup. L'idée était
bonne.
- Paul Emile Victor venait y assister.
- Denise Fabre choisi comme présidente, devait remettre le
trophée, le « Croc de Cristal ».
- Le seul problème était que cette manifestation prenait la
quasi totalité du budget de l'Office du Tourisme.
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- De Alexandris, Honoré Bonnet, Thierry Gandoulf, Jean
Chambre maire de Barcelonnette voulaient créer un circuit de
conduite sur glace. L'idée était bonne mais on ne pouvait
choisir plus mauvais endroit. La glace ne pouvait tenir
longtemps. C'était trop de leur demander de le mettre dans un
quartier à l'ombre. Le conseil municipal bien que conscient de
cette erreur d'implantation, donnait son autorisation sur des
terrains communaux. Dès que le soleil s'élevait, la glace du
circuit était éphémère, « comme ma rose ».
- Il eut son instant de gloire, lors de l'inauguration.
- Jacques Villeneuve le pilote canadien avait un chalet à
Molanes, il honorait de sa présence.
- Dans l'assistance, on notait la présence d'Alain Prieur le
cascadeur, personne ne faisait attention à Christian Estrosi qui
lui faisait tout pour briller sur sa moto.
- L'humour Français n'allait pas manquer pas de rappeler ses
débuts. La moto allait le conduire au sommet de la politique. Il
sera ministre.
- Par humour ses collègues le disaient « motodidacte ».
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Après un démarrage rue de Miromesnil, la maison des Hautes
Alpes et de l'Ubaye s'installait avenue de l'opéra à Paris.
Notre association de Maires voulait maintenir sa présence dans
la capitale pour attirer la clientèle dans les Alpes du Sud.
- Le cocktail réunissait de nombreuses personnalités.
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Le secrétariat d'état au tourisme rappelait aux communes les
règles d'octroi des prêts à taux bonifié destinés aux
équipements touristiques.
- Les garanties des collectivité sont demandées
pour tous les emprunts nécessaires au financement des remontées
mécaniques.
- L'obligation d'établir des contrats entre communes et
exploitants. Il ne souhaitait pas signer de convention pour
officialiser les rapports entre exploitants, ESF, mairie. Je
confirmais sa position par lettre.
- De Alexandris m'écrivait qu'il préférait en rester au droit
coutumier.
- Le conseil municipal demandait par délibération à
l'administration « de bien vouloir l'aider à mettre au point une
convention d'affermage.
- La délibération était remise à De Alexandris. Il faut
souligner d'ailleurs que Honoré venait à chaque réunion suivre
les débats du conseil municipal.
- On ne pouvait être plus au courant.
- Tout était transparent.
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- La commune proposait de signer une convention tripartite,
entre les remontées, et l'école de ski.
- Elle essuyait un refus. Nos propositions, les mêmes dans
toutes les stations, étaient qualifiées de « tendancieuses ».
Malgré tout j'essayais d'effacer « les ombres » par la lettre ci
joint
- Il était clair que l'équipe De Alexandris voulait allait au
clash.
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La presse le soulignait. « Le torchon brule à Pra Loup »
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- Les petits actionnaires de la Satis, s'inquiétaient. Par
leur souscription dès le départ, ils avaient provoqué le
mouvement de confiance, qui avait attiré les « capitaux
extérieurs ».
- Leur affaire passait dans les mains d'un groupuscule.
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Après consultation du ministère, leur proposait de racheter
leurs actions.
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- La préparation de la loi relative aux « transports publics
d'intérêt local » suscitait beaucoup de réactions, car les
imprécisions du passé avaient laissé un vide juridique.
- L'association des Maires me chargeait d'en suivre
l'évolution. Je rédigeais une motion sous forme de vœux qui
était voté à l'unanimité par le conseil général du département,
puis par d'autres conseils généraux des départements de
montagne.
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- Monsieur Becam secrétaire d'état direction des collectivités
locales, Gilbert Bellin sénateur du Puy-de-Dome, Maurice
Charretier vice président de la commission des lois, Roger
Chinaud Président de l'UDF, Michel Barnier député de Savoie,
Michel Brocart député , les maires de Tignes, de Saint Martin de
Belleville, de l'Alpe d'Huez, de Saint Chaffrey, appuyaient la
nécessité de clarification.
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- De nombreuses stations connaissaient les mêmes difficultés,
la presse nationale et régionale soulignait les divers conflits.
- (* je peux mettre divers articles et lettres)
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- Dans le Figaro, Geneviève Gaillet reprenait le même sujet
que Danièle Arnaud dans « La neige empoisonnée » mais pour
prouver que « Le snow business n'a pas tué la Montagne »
- Nous étions cités en exemple, « faisant bon ménage »
- L'exemple de Pra Loup, où le promoteur venu de Lille il y a
quelques années est maintenant maire et conseiller général
prouve que colonisés et colonisateurs peuvent faire bon ménage.
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- De Alexandris et ses amis y trouvaient ombrage, faute de
laize popularité?
- Pendant mon absence ils allaient fabriquer une faute de
toute pièce…
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