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- par Louis Lequette
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- Apparemment tout allait bien. Je faisais semblant
d'ignorer les intrigues qui se tramaient.
- A l'écoute, j'avais mes fidèles et la presse, puisque
mes ex -amis aimaient lui confier confidentiellement les
toutes dernières nouvelles...espérant s'attirer les faveurs
de la population.
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- Les positions du conseil m'étaient négatives. Il
refusait la reconduction du ski pass Vallée. Je présentai un
candidat pour réaliser un hôtel-club, De Alexandris disait
avoir un autre projet.
- Thierry Gandoulf et Honoré Bonnet voulaient doubler le
téléski du Péguieou. C'était une erreur.
- Le conseil les suivait. Mais sur l'avis du service
d'étude et d'aménagement de la montagne de Challes les Eaux,
le Préfet ne donna pas l'autorisation de construire.
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- Certains de nos collaborateurs allèrent travailler en
« Irak » ou Honoré Bonnet avait un contrat.
- J'en étais averti comme les futurs exclus du conseil au
dernier moment.
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- La position de l'administration fiscale devenait
préoccupante. La Stuv fermier du Syndicat avait récupéré
globalement la tva sur investissement.
- Le conseiller fiscal du promoteur De Alexandris était,
Monsieur Lechien
- Il innovait dans les niches fiscales possibles.
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- J'étais informé par Jean Pierre Soissons que Gandoulf
avait chargé Honoré Bonnet de le rencontrer pour obtenir
que la commune ne puisse acquérir des actions de la Satis.
- La réponse était claire « Le dossier de Louis, est sous
mon coude. La démarche de la commune s'inscrit dans les
objectifs du gouvernement »
- La démarche se soldait par un échec.
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- La presse faisait largement état de cette évolution de
l'évolution des rapports entre diverses stations et leurs
exploitants.
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Nouvelle attaque du promoteur de la station de contre le
Maire d'Uvernet
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Un mouvement qui fait boule de neige, celui des maires
des stations désirant prendre le contrôle des remontées
mécaniques.
- L'affaire de Tignes Alpe d'Huez, conflit municipalité-
remontées mécaniques devant le tribunal administratif.
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Pra Loup un Maire à liberté contestée.
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Honoré Bonnet, l'affaire Satis
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Minute qui reprenait un interview d’Honoré Bonnet
voulant rebondir sur celui du Figaro.
- Toutes ces communications ne pouvaient améliorer
l'ambiance.
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Même le Président de la République, Valery Giscard
d’Estaing, lors d'une visite surprise à Notre Dame du Pré
venait entendre et appuyer le Maire qui déclarait « la
commune gardera la maîtrise des remontées mécaniques. Le
dossier est prêt: il a été transmis à Paris.. »
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- Nos collaborateurs souriaient sous cape. Ce n'est pas
inintéressant de les entendre.
- « Il y a plus de monde au bureau que sur les pistes »
l'un me disait « laisse pisser le mérinos »
- « De Alexandris n'est pas de la montagne »......
- Ils savaient que le Président s'octroyait 132.000 francs
et qu'il freinait les autres rémunérations.
- Les petits actionnaires éconduits réagissaient.
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- Le conseil municipal suivant les directives de
l'administration et le désir des petits actionnaires se
portait acquéreur d'action de la Satis, par l'intermédiaire
de son Office du Tourisme.
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Le conseil obtenait facilement les crédits pour cela
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Je poursuivais ma mission pour l'association des maires
pour faire aboutir la loi TPIL .
Toutes ces réunions de travail élargissaient mes
connaissances et servaient la commune.
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- Hormis le club, André Gandoulf, son fils, Honoré Bonnet,
aucuns autres administrateurs ne pouvaient imaginer ce
qu'ils tramaient.
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- A la réunion du conseil du 16 juin, c'est par surprise
que le président fît « une communication » demandant ma
révocation en qualité d'administrateur et ma mise à la porte
pour faute grave. Il se gardait de dire toute la vérité,
occultait nos échanges.
- Honoré Bonnet insistait, « cet homme a trahi sa société,
il doit s'en aller » « je connais ce genre d'attaque
émanant de gauchiste »
- Personne ne pouvait m'imaginer « gauchiste »!
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Jean Sigrand trouvait cette attaque inadmissible « Il
est impossible de sanctionner un homme qui travaille depuis
19 ans à la Satis......ne se trouve pas être le seul
responsable de la situation actuelle »
- Jean Sigrand demandait la convocation d'une assemblée
générale et la démission de tous les administrateurs.
- En septembre De Alexandris revenait sur les modalités de
licenciement.
- Le 1er septembre le conseil convoquait une assemblée
générale.
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- Lors de cette assemblée générale du 27 octobre 1979, et
la réunion du conseil qui suivit, la Famille Sigrand allait
payer ses franches positions.
- Le père et le fils allaient être évincés du conseil
d'administration.
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- Le vote est explicite.
- Le club, De Alexandris, Gandoulf, faisait élire à la
place des deux Sigrand, Jean Chabre notaire et maire, et
Saint Gal de Pons.
- L'incompatibilité des fonctions était évidente. Il
conseillait mal le conseil.
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- Entre temps pour étayer leurs positions Profitant de
mon absence et alors qu'ils m'avaient garanti de ne rien
entreprendre à mon encontre durant cette absence, ces
administrateur procédaient en catimini à une action tendant
à prouver que le livre « de transfert des actions avait été
volé »
- Ils recherchaient une faute grave.
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- Extrait de la déposition:
- « à la suite d'un coup de téléphone de Monsieur Honoré
Bonnet directeur de la Satis, je me suis rendu à Pra loup le
23 Aout 1979 dans la matinée, à la demande de Monsieur De
Alexandris PDG de la Satis, rechercher le registre
d'établissement et mouvements des actions de la Satis,
logiquement et légalement, ce registre devait se trouver
dans le coffre.
-
Ce coffre été ouvert par le directeur adjoint de la
Satis, Monsieur Thierry Gandoulf, j'ai pu constater
l'absence de ce registre..... »
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- Dans la déclinaison de ses qualités il oublié de dire
et il n'était pas le seul, qu'il avait été recruté, par
moi! Belle reconnaissance!
- Que d'erreurs, de mensonges et quel manque de
bienveillance dans leurs actions!.
- Le club manquait totalement de professionnalisme.
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- La Satis était une société anonyme, non astreint à
l'obligation de tenu d'un registre de mouvement.
- De ce fait aucun mouvement ne se trouvait porté depuis
1966. Ce livre inutile demeurait bien rangé avec mes divers
livres de droit, les conventions et autres divers.... à sa
place habituelle comme le précisait Françoise, une
secrétaire.
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- Ces récits n'auraient aucun intérêt, s'ils n'avaient
radicalement orienté le devenir de la Satis.
- Le conseil municipal, nombreux étaient ceux qui
travaillaient à la Satis, souhaitait simplement mettre les
rapports entre mairie et exploitant , en conformité avec les
textes.
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L'administration qualifiait « de douteux » certains
accords.
- L'acquisition des actions des actionnaires minoritaires
suffisait.
- La réaction du conseil était solidaire fut de se porter
acquéreur de la majorité.
- De Alexandris invitait le conseil à faire un recours au
tribunal administratif.
- Allions nous faire comme Alpe d'Huez ?
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- Cette fois je savais à qui j'avais à faire, il fallait
essayer de négocier l'apaisement.
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- La station devait tourner, personne ne devait percevoir
ce que je croyais encore pouvoir demeurer comme une
divergence.
- Honoré Bonnet avait réussi à organiser une épreuve de
Ski Parallèle.
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- Le cascadeur, Alain Prieur, avait au cours de l'hiver
passé sauté en montagne au dessus du chalet de la Dalle en
Pente. Il voulait sauter du parking des Clappiers sur la
route d'accès.
- J'étais sûr qu'il se fracasserait.
- Le maire est responsable de la sécurisé. Je m'opposais.
J'eus cette réflexion « cela fera une publicité bordée de
noir ».
- Pour éviter les éclats, je donnais un avis sous réserve
de celui du Préfet à qui je téléphonais.
- Prieur allait « atterrir » sur la route départementale.
Le Préfet ne donna pas son autorisation.
- Madame Prieur allait me remercier.
- Quelques temps plus tard Prieur voulu passer d'une aile
d'un planeur en vol à une autre aile d'un autre planeur. Il
mit fin ainsi à ses jours.
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- Le 27 octobre 1979 l'assemblée générale convoquée
spécialement à cet effet, votait l'exclusion de la famille
Sigrand et la mienne.
- Jean Chabre qui avait été nommé pour conforter la
majorité était élu administrateur.
- Il avait des vues politiques aussi il allait vite
démissionner pour incompatibilité entre les diverses
fonctions de Maire Notaire et administrateur.
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- Jean Sigrand me demandait « Louis qu'allez vous
devenir », ce à quoi je répondais « je ne sais pas....je
reste ».
- Il allait être le premier à vendre leurs actions à la
commune, il était écœuré, blessé, fidèle.
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- La neige calme les esprits, elle tomba pour le
dernier hiver de la Satis privée.
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- Les clients de la station ignoraient ces manœuvres nées
du refus de normaliser les rapports entre la municipalité et
la Satis, de se conformer aux dernières directives, mais
aussi ... cachant aussi des intérêts privés et des rancœurs.
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