Saison 1983 / 1984

 

 

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par Louis Lequette
 
 
Selon le vœu du conseil, le télécabine de Costebelle allait être réalisé en temps voulu, et serait opérationnel pour la saison d'hiver 83/84.
C'était un investissement important mais nécessaire. L'ancien était fatigué, il avait un faible débit, et nous ne pouvions prendre le risque d'un accident. Il datait de 1965.
La fondation d'un pylône bougeait chaque hiver, nous obligeant de réaliser une surveillance et des réglages réguliers.
Un géologue consulté, imputait ces anomalies, au manque de stabilité du sol, une crête rocheuse.
Pomagalski proposait de placer deux pylônes de part et d'autre de cette crête.
Je proposais de terrasser cette crête instable, pour économiser un pylône.
Nous allions découvrir que le sol était composé d'une roche franche, mais que ce pylônes n'avait pas été fondé. Cette erreur avait échappé à toutes les vigilances......
Heureusement ce pylône était en compression. 
 
Le projet d'institut des médecines naturelles faisait des adeptes.  Les rencontres des spécialistes sur ce thème attiraient de nombreux conférenciers.
Le Professeur Cornillot de la faculté de Bobigny cautionnait le projet. Il avait obtenu l'autorisation de délivrer des diplômes officiels permettant de pratiquer légalement ces médecines. 
 
Pour se maintenir dans la course, les stations se lançaient dans la modernisation et l'expansion de leurs équipements.
La commune de Vars achetait les remontées mécaniques au groupe privé, comprenant la compagnie des wagons lits. Nous faisions sensiblement le même chiffre d'affaire.
Cette maîtrise leur coutait le double que chez nous, et il se lançait dans un investissement de l'ordre de cinquante millions.
Les Arcs connaissaient de grandes difficultés, dues principalement à la crise de l'immobilier.
Le ministre des finances devait intervenir pour relancer la station.
Il était clair que nous devions nous délester de nos propriétés foncières bâties, certaines étaient d'ailleurs non rentables.
 
Le conseil d'administration était à l'écoute du « marché de la neige ».
Nous dégagions un bénéfice de 383.064 francs, après amortissement, ce qui était satisfaisant.
Compte tenu de l'importance des investissements à réaliser,  il nous fallait vendre des biens qui étaient d'autant non rentables, que certains locataires semblaient vouloir profiter  de la situation.
La commune était propriétaire à travers la SEM, ils étaient électeurs!
Il faudrait être ferme et diplomate!
 
 Toute la gestion était transparente, connue de toute la station.  Comme le prouvent nos délibérations du 16 septembre 1983 et 16 décembre 1983, tous les sujets aussi pénibles soient ils étaient exposés.
 
Dès le lendemain nous pouvions avoir les commentaires.
Le recouvrement de créances auprès de M Schaeffer, du Clos du Serre, l'augmentation du taux d'accident du travail « due essentiellement aux accidents de Messieurs Bonnet et Plumelle », le contrôle fiscal, héritage de la Satis privée, tout était commenté sur la place publique.
Le sondage d'opinion était permanent.
 
Nous allions arrêter les comptes de l’exercice clos au septembre au 30 septembre 1983 avec un bénéfice de 509.648 francs, ce qui décidait le conseil de poursuivre la politique d'investissement pour la saison 1984.
 
Je prenais des contacts avec la Caisse des Dépôts et Consignation, pour essayer de la faire entrer au capital social.
Les administrateurs représentant le secteur public pouvaient être appelé à donner des garanties que le Crédit Agricole exigeait pour accorder un découvert.
Personnellement je faisais d'ailleurs lever la garantie personnelle que j'avais donné à la BNP.
 
Dans l'attente nous allions donner en garantie des biens fonciers.

 

 

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