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par Louis Lequette
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- La saison commençait sur
un coup d'éclat du nouveau président,
agissant seul sans avertir son conseil, ni
le directeur, ni le service comptabilité,
il annonçait dans les journaux qu'il portait
plainte contre x pour infractions concernant
la gestion des années passées
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- On ne pouvait faire mieux
comme publicité
négative.
- La saison allait
accuser le coup.
- L'article passait en même
temps que l'annonce de la coupe de Val
d'Isère, et avait une large audience.
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- L'attaque, le coup bas,
concernait tout le monde.
- D'abord l'intéressé lui
même, qui avait approuvé toutes les
décisions et les avait signé.
- L'ensemble du conseil y
compris la CDC et la SCET qui passaient pour
des ignares.
- Les commissaires aux
comptes, privé Monsieur Clozel et public
Monsieur Rossi qui passaient pour des
incapables.
- Le Conseiller Juridique
Monsieur Guillosson pouvait être jugé
d'incompétent.
- Le percepteur, Monsieur
Bobbia, passait pour quelqu'un n'ayant pas
rempli sa mission.
- Et enfin l'autorité de
tutelle, Commissaire du Gouvernement,
représenté par le Sous Préfet Janin Reynaud,
serait, le moins que l'on puisse dire,
aveugle.
- Tout ce monde aurait donc
été incapable de voir les infractions
soulevées, ou les aurait approuvées et pour
quelle raison?
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-
Diverses correspondances révélaient des
amitiés, des connivences qui pouvaient
justifier cette action. Je retrouvais les
mêmes hommes, qualificatif qu'ils ne
méritaient pas.
- Comment après ce coup
d'éclat, obtenir un prêt, des garanties et
éventuellement de nouveaux associés pour
participer à une augmentation de capital?
-
- Dans la station
courraient divers bruits ou hypothèses.
Cette action de déstabilisation avait pour
but de minimiser la valeur de la Sem pour
faciliter son transfert dans d'autres mains!
Cette action serait un coup bas politique!
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- Pour justifier ses
agissements le président licenciait la
comptable le 15 novembre. Durant plus de dix
années elle avait rempli parfaitement sa
fonction, ce qui aurait cessé d'un coup.
- Peut être que son défaut
était d'être scrupuleusement honnête et
fidèle.
- Elle ne se remit jamais
de cette éviction et décéda prématurément.
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- Incidemment, impolitesse
oblige, je faisais connaissance du nouveau
directeur, délégué par la SCET et choisi par
le président.
- Monsieur Bigou, ne
connaissait pas la montagne ni la neige. Il
apprenait à déraper en voiture sur un
parking. Je m'étais arrêté pour recommander
la prudence à ce que je prenais pour un
cascadeur, ou un hurluberlu, ne sachant
qu'il venait nous apprendre « la conduite »
d'une société.
-
-
Il allait sanctionner sans considération des
piliers de la station.
- Daniel Tron sera lui
aussi congédié, il ne se remis pas de cette
mise à l'écart de sa station.
- Il se laissa aller et
décéda.
- S'attaquer à l'esprit de
la Satis « une entreprise familiale et
sociale » c'était lui faire perdre ce qui
faisait sa force, sa bonne humeur, sa
solidarité.
- Il fallait savoir lâcher
du lest à certains moments de basse
fréquentation sachant qu'en cas de coup dur
tout le monde était présent et solidaire.
- Il fallait couvrir les
erreurs, les défendre pour obtenir en
retour.
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- L'exigence requiert de
celui qui la réclame une attitude
exemplaire.
- Rapidement on le qualifia
de « pistachier », c'était gentil mais
significatif.
-
- Le 9 février, Alain
Verdier recevait une lettre de menaces.
- Monsieur Bigou, lui
déclarait en riant, ne pas en avoir reçu.
Hasard, il en recevait une le lendemain.
- Cela faisait rire! Et
pourtant c'était grave.
- L'une était postée de
Marseille et l'autre de Barcelonnette.
- Le président diffusait
celle concernant Alain Verdier et mettait le
doute sur des employés.
-
Aucun je pense, je suis certain, n'aurait eu
recours à un tel procédé.
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- Le 22 février, je
recevais le patron du Crédit Vaudois, banque
suisse qui s'intéressait à la Station.
- Dans la soirée du
dimanche soir, le coffre de la Satis allait
être forcé et la recette de quatre jours, de
jeudi à dimanche allait curieusement
disparaître.
- Il y avait, entre 1,5 et
1,8 millions qui s'envolaient.
- La période était bien
choisie, c'était le changement de zone de
février.
- Trente employés regroupés
au sein du comité d'entreprise, décidaient
de se constituer partie civile, plainte
étant déposée à la gendarmerie de
Barcelonnette.
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- Tout le monde savait que
depuis le début de sa création, aucune somme
importante n'était gardée dans les bureaux.
- J'avais multiplié les
possibilités de dépôts dont nous limitions
l'importance,
- Ces dépôts se faisaient à
la Bnp avec des petits conteneurs appelés
« obus », un mis dans un tube à la banque, à
la Poste, ou au Crédit Agricole, ou encore à
la Brinks. Il nous arrivait de descendre
nous même des petites sommes ou d'en confier
la garde à la gendarmerie.
- La BR, brigade de
recherche de la gendarmerie fit merveille
lors des premières constatations.
- Elle fût déchargée du
dossier au profit de la Srpj, par le
procureur Weisbush.
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- Ce dossier mérite d'être
développé, publié. Les détails vous laissent
pantois.
- Mais nous allions encore
vers de plus grandes surprises en décembre
1988.
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- Pourquoi avoir conservé
autant d'argent pendant plusieurs jours?
- Les collaborateurs de
l'entreprise, riaient de cette aventure et
se posaient des questions!
- La réputation de Pra Loup
en pâtit, le banquier suisse ne remis pas
les pieds à Pra Loup.
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- Les temps étaient durs
pour les stations qui se faisaient une
concurrence farouche.
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Elles s'engageaient toutes dans une course
au développement, sous l'impulsion des
divers services de l'Etat.
- Pra Loup progressait
moins rapidement dans un marché en
stagnation depuis quatre hivers.
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Certains parlaient de faillite, « la fin
d'un monde » Il fallait choquer...
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- Le télésiège du Pouret
était terminé. Il était réceptionné sans
réserve par le BDARM.
- Le déballage public des
affaires de la Satis par son président
amenait notre confrère et associé, la SAFA,
à ne pas réitéré ou du moins à se faire
tirer l'oreille pour l'exploitation durant
l'hiver 86-87.
-
Au lieu de négocier, le président décidait
seul, de ne pas mettre en service ce
nouveau secteur de la station, la privant du
bénéfice de la découverte et des retombées
économique que cela entraîne.
- La station d'Allos, comme
Pra loup accusait le coup,
ce qui faisait réagir le maire qui en
appelait à la médiation du Préfet.
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- Par contre les alliances
de bas étages se négociaient. Pour étendre
son influence sur Pra Loup, Jean Chabre
faisait, incidemment, élire son cousin la
tête de l'ASA.
- Petit service, petit
profit. La Satis payait une étude inutile,
dont le résultat comme le paiement alla aux
archives, en perte et sans profit. Bonnes
œuvres politiques!
- Au conseil général, le
député Delmars lui aussi RPR, faisait en
sorte que la Satis n'obtienne pas la
garantie sollicitée.
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« Du pipo » déclarait il ! (écrit ainsi
dans le texte)
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- Nos soucis avec les
services fiscaux devaient se régler à
l'amiable. Le président chargeait, un
administrateur Monsieur Péquignat,
inspecteur des impôts d'exhumer toutes les
« niches fiscales» pouvant justifier un
paiement.
- Il remontait jusqu'en
1972, période de la Satis privée, et
forclose, et réaction invraisemblable se
faisait remercier par les administrateurs
pour son excellent travail.
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Il fallait voir dans cette nouvelle démarche
la volonté de justifier le dépôt de bilan.
- Ce dépôt de bilan fût
décidé par le président, sans aucune
consultation du conseil d'administration qui
fût étonné de l'apprendre, une fois de plus
par la presse.
-
- Le président déclara «
le dépôt de bilan est une manière moderne de
gérer ».
- Cette annonce en début de
saison, « allait plomber » une fois encore
le chiffre d'affaire des remontées
mécaniques.
-
-
La commune principal actionnaire ne pouvait
remercier la presse de l'informer et se
réunissait pour débattre des conséquences.
Je ressentais très mal ce dépôt qui
pouvait être évité.
- Enfin le président
réalisait que le blocage des aides venait du
monde politique politicien.
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- Pra Loup devenait
dépendant........de la politique.
- Première « de cordée »
des stations qui avaient toutes des
difficultés mais se « cramponnaient ».
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La CFDT manifestait le 20
novembre 1987, Chérèque exploitant déjà, les députés
venaient se faire prendre en photos, sans
aucune connaissance du dossier et de ses
dessous.
- Des mots que des mots,
pour se faire valoir mais sans suite.
- La gauche au contraire
montrait qu'elle n'avait pas compris l'enjeu
politique politicien!
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- Jean Bellon le directeur
de l'office du tourisme, fondateur de l'ESF
était licencié, encore un pilier de Pra Loup
qui devait partir sans aucune considération.
Il avait rempli sa fonction de directeur
d'Office du Tourisme parfaitement, ne
ménageant pas son temps. Ce fût un des
meilleurs car il était en plus attaché à Pra
Loup et à sa vallée.
- Il suivait Georges Pons
que le président avait licencié
arbitrairement. Pourquoi lui, c'était comme
à la roulette russe! Sans aucun sens humain.
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(conseil du 21
avril 1987)
- Je vis quand même un
administrateur en pleurer!
- Les épreuves
commençaient.... il faudra assumer....
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- La Caisse des Dépôts ne
réagissait pas, malgré les bonnes relations
que j'avais eu avec Pierre Richard,
relations qui nous avaient permis de nous
associer.
- Elle assistait avec une
neutralité coupable, car son autorité aurait
pu modifier ce climat destructeur.
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