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par Louis Lequette
-
- La volonté de maitriser
Pra Loup, d'écarter la commune d'Uvernet
devenait de plus en plus évidente, sous
couvert de déclaration telle que:
- « Pra loup doit rester à
la Vallée », ce qui n'était que sensiblerie,
- Le maire de
Barcelonnette, proposait la création d'une
nouvelle société d'économie mixte, alors
qu'il eut suffit de rentrer au capital de
celle existante.
- Il s'opposait aux
propositions de la société Touristique du
Mont Blanc, mais affirmait vouloir s'aligner
sur la proposition de reprise de cette
dernière.
- Pour que ce mensonge,
soit « populaire » il déclarait « Pra loup
doit rester dans (à) la vallée ».
- Lapalisse n'aurait pu
faire mieux!
-
La commune devait faire
semblant pour apaiser les tensions, et
s'opposer à cette hypothèse présentée comme
variante au plan de continuation.
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-
Les journaux qui
devinaient les manœuvres titraient OPA sur
la station de Pra Loup.
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- Devant tant d'avis
divergents, le conseil municipal faisait
donc semblant de s'aligner, pour montrer au
tribunal qu'il y avait une unité de vue pour
obtenir l'homologation d'un plan de
continuation, et gagner du temps.
-
- Le tribunal acceptait le
plan le 20 avril 1988.
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-
Le maire de Barcelonnette
également conseiller général, contrairement
à ses déclarations de soutien n'entrainait
pas l'adhésion du conseil général, qui
rejetait le plan.
- La presse relatait le
refus du conseil général de garantir
l'emprunt nécessaire à la réussite du plan
de continuation.
- C'était la première fois
que la Satis essuyait un refus du conseil
général. Non seulement elle n'était pas
défendue par son conseiller général, mais
celui-ci votait contre le plan de
continuation.
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- On ne pouvait plus douter
de la volonté politique de nuire à Pra loup,
ou à travers Pra Loup au maire d'Uvernet!
Ou
encore de vouloir reprendre la station à bon
compte!
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-
Au SIVM nous avions eu
des débats difficiles, qui confirmaient
cette volonté dernière aux relents
politiques et affairistes.
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- La mise sous « tutelle »
ne rendait pas facile la gestion de la
société.
- Le poste "honoraires"
prenait de l'importance, il s'élevait à
1.627.000 francs, soit environ 10 % du
chiffre d'affaire des remontées mécaniques.
(expertises et contre expertise, honoraires
syndic)
- Le résultat de l'exercice
clos au 30 septembre 1988 était déficitaire
de 249.072 francs
- Le poste, amortissement
s'élevait à plus de 5 millions et celui du
redressement fiscal de l'ordre de 7 millions
sur des exercices concernant la Satis
privée, et ses filiales.
- Le CEPME perdait sa
créance de 8.149.071 francs, rejetée pour
forclusion.
- « moyen moderne de
gestion » disait le président....moyen pas
très honnête
- Cette banque n'avait pas
produit dans les délais. Je proposais son
entrée au capital... dans le cadre d'une
augmentation...proposition refusée!
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- Lors de la transformation
en Sem, des négociations en vue du transfert
du privé au public, réalisées en présence
des services de l'état, y compris des
impôts, personne n'a pensé, assortir la
transaction d'une garantie de passif, ceci,
aurait eu pour conséquence de mettre à la
charge des anciens actionnaires une partie
des redressements contestables, ou de
rejeter simplement les prétentions de
l'état.
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- En vue de réaliser une
augmentation du capital, un cabinet
d'expertises estimait pouvoir réévaluer les
actifs à 34 500 000 francs, la valeur
réelle étant de l'ordre de 80 millions. La
Satis avait donc la capacité de se sortir de
« ses difficultés ».
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- Alain Verdier trouvait la
mort dans un accident d'hélicoptère, par
manque de carburant, sa jauge indiquait
pourtant qu'il avait environ trente pour
cent du réservoir plein!
- La lettre de menaces
qu'il avait reçue à la Satis nous
interpellait.
- Une enquête fût menée,
….sans suite.
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Un an avant un restaurateur
de Pra loup, Jean Hovanessian, avait trouvé
la mort dans des circonstances encore non
élucidées. Peu de temps après le vol du
coffre. Il se disait de lui à Pra loup
« c'est une balance »......Pendant le vol
les administrateurs prenait l'apéritif chez
lui, et parlaient de cette recette
« remisée » dans le coffre.
-
Les langues faisaient des
rapprochements...
- Des « notables » du
milieu venaient se mettre au vert à Pra
Loup. Ainsi, nous apprenions, mais après,
que Gaétan Zampa, avait été logé à la Voile
des Neiges , logé par un adjoint ! Le
Président de la Satis!
- Malvesi venait skier,
avant d'être arrêté pour être à la tête d'un
laboratoire...
- Pra loup vivait des
moments difficiles! Bien que la
fréquentation « par les chefs » protège des
petits.
- La mairie était amenée à
monter une opération avec la brigade des
stupéfiants. Le résultat fût contrarié par
des fuites.
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- En retour, Je connaissais
également les menaces, du genre, essieux de
voiture dévissés!
- J'étais armé et le
faisais savoir.
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- Ces fréquentations, cette
réputation, ne favorisaient pas l'arrivée de
nouveaux partenaires.
- Nous avions visé d'être
« le Saint Tropez des neiges », nous
changions d'éthique!
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- La météo de cet hiver
88/89 nous posait également des problèmes.
Au 30 janvier, seulement 12 remontées
mécaniques pouvaient tourner.
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Au trente et un janvier,
le chiffre d'affaire n'était que de
1.005.692 francs contre 6.800.000 francs
jour pour jour.
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-
Une intervention auprès
de la Banque de France pour aider l'économie
n'avait pas donné grands résultats.
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- Malgré ces difficultés ou
peut être à cause, les élections de mars
1989 étaient très favorable à mon équipe.
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- Mon ex-adjoint et
président Follacci quittait Pra loup. De
Alexandris démissionnait. La presse disait
« il disparaissait ».
- Le directeur, Bigou
allait suivre.
- A l'évidence sa position,
les quelques aventures durant ces trois
dernières années, (le coffre, le vol)
- Le rôle, ou l'absence de
rôle, joué pas la Caisse des Dépôts et sa
filiale, la Scet pouvait justifier ce
retrait....des affaires.
- Les alliances
s'éclaircissaient.
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- Nous héritions d'une
situation difficile.
- Nous étions sous tutelle.
- Nous ne pouvions compter,
que sur les coups bas du conseil général, à
dominante RPR.
- Nous ne pouvions
qu'espérer en une météo favorable, en un
enneigement conséquent.
- Nous devions redresser
par la communication, l'image de la station,
pour faire du chiffre.
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- En ma qualité de maire,
le conseil me désignait président de la
Satis.
- J'y revenais pour la
troisième fois.
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Nous tenions notre
première réunion du conseil
d'administration, le 8 juin 1989, avec un
conseil partiellement renouvelé.
- Le départ de Messieurs
Bigou et de Alexandris était confirmé.
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- L'arrêt de la cour de
cassation du 4 juillet 1989, désignant le
tribunal de Nice pour l'instruction de la
plainte à mon encontre, avait été communiqué
à la presse par notre procureur Weisbush,
l'ami RPR.
- On annonçait sous cape,
mon inculpation qui ne vint en fait que le 7
juin 1990.
- Je n'arrivais pas encore
à avoir connaissance des faits
éventuellement reprochés, mais les
renseignements généraux m'assuraient que le
dossier était vide.
- Il fallait attendre.
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- Je pouvais compter sur
mon nouveau conseil.
- Tous les conseillers
avaient accepté de venir à mes côtés, ils
connaissaient les difficultés.
- J'avais choisi toute
l'équipe municipale, j'étais sûr de leur
volonté de travailler pour la commune,
d'être solidaires, sans être asservis.
- Michel Carraud venait de
s'installer dans la commune. Je pensais
qu'il apporterait un sang nouveau, de
l'extérieur.
- Je le choisis donc comme
premier adjoint. Il se disait socialiste,
c'était face au RPR une garantie de fidélité
supplémentaire.
-
C'est ce que je croyais,
d'ailleurs, il m'assurait par écrit de
sa "collaboration efficace".
- Très rapidement il allait
faire preuve d'hésitation dans les prises de
décision, ou preuve de suspicion
généralisée.
- Je l'avais fait désigner
au conseil de la Satis
-
- Cette valse permanente
d'hésitation n'était pas favorable au
fonctionnement de la société, déjà sous
tutelle pour toutes décisions.
- Faire des choix après
analyse est nécessaire, les assumer est une
obligation.
- On ne peut d'ailleurs
être heureux sans être capable de choisir sa
voie.
-
- Gaston mettait également
tout en doute. Gaston, (se) posait des
questions? Sans apporter de réponse, sans
proposer de propositions... positions
faciles mais équivoques!!
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- En fait, par exemple en
s'opposant à la réalisation de foncier à
bâtir sur le Molanes il préservait sa
"Chasse privée".
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- Il fallait s'opposer aux
abus antérieurs, comme les honoraires de
l'avocat de De Alexandris qui souhaitait
recevoir 375.000 francs pour « une
convention d'honoraires de résultat » pour
l'affaire CEPME. Cet avocat allait devenir,
l'avocat du Syndicat intercommunal, de
toutes les causes face à la commune.
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- Devant le médiocre
résultat de l'hiver, à la suite du manque de
neige, devant le refus de la région et du
conseil général, qui réservaient leurs aides
à d'autres stations sinistrées par ce manque
de neige, nous devions trouver d'autres
moyens ...mais avec l'autorisation du
commissaire au plan de continuation.
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- Il nous fallait trouver
un nouveau directeur.
- La Scet déclinait, elle
ne souhaitait poursuivre sa mission, au
regard de ses trois années de gestion.
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- La lecture des conseils
montre si nécessaire la difficulté à gérer.
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- Notre principal souci
étant le manque de neige, faute de
subvention, faute de liquidité nous nous
dirigions vers l'acquisition de canons à
neige polonais.
- Nous allions, alors que
le mur de Berlin, n'était pas encore tombé,
profiter de cette acquisition pour faire une
opération de communication nationale.
- Cette communication,
événementielle, couverte par la presse
nationale, amortissait partiellement
l'investissement en matériel.
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- Ces canons, étaient de
conception rustique. Ils étaient d'un prix
très abordable, le tiers des canons mis sur
le marché de l'Europe de l'ouest.
- Leur intérêt était
d'amener près des gicleurs, de l'air
compressé et refroidi ce qui favorisait la
cristallisation.
- Il demandait par contre
une certaine attention et surveillance.
- Les ingénieurs Polonais,
payés au Smic, étaient capables de faire des
tonnes de neige. Nous n'étions (ou ne
voulions syndicalement) en faire autant.
- Munis de bouteille de
vodka, ils bravaient le froid, ils étaient
volontaires, nous étions syndicalement
embourgeoisé.
- La veille d'un « Show
Malboro » avec deux volontaires, nous fîmes
tellement de neige que personne n'en
revenait.
-
Ces canons ont longtemps
été utilisés en Pologne.
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- Pour diriger la station
nous trouvions une équipe dirigeante, venant
de Savoie.
- Une équipe sous contrat.
La commissaire au plan approuvait ce choix
de direction déléguée sous contrat.
Conseil du 9 décembre 1989
Conseil du 26 décembre 1989
Pour aider la Satis le
conseil municipal souhaitait réaliser la
réserve foncière qu'elle possédait sur Saint
Pons. Barcelonnette si l'on peut dire
« barrait » la route. Nous ne pouvions
mettre en valeur sans réaliser un accès. En
fait nous nous butions encore à des intérêts
privés.
Il fallut plusieurs
accidents pour faire évoluer la situation.
Le conseil général pour des raisons de
sécurité, ne pu faire autrement que
d'accepter de laisser, Genty Cathiard,
financer le carrefour.
Ce carrefour devait
permettre, outre la sécurité apportée, de
traverser l'Ubaye pour réaliser une
déviation vers Pra loup, et un accès direct
vers Saint Pons.
Cet aménagement du
territoire fût contrarié !
La saison d'hiver pouvait
commencer le 23 décembre.
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