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par Louis Lequette
-
- La Satis avait une
nouvelle équipe dirigeante.
- Elle succédait à la
SCET.
- La station de
Merlette avait également dû mettre fin
aux investissements décidés par la CDC,
et sa filiale la SCET, investissements
qui l'avaient entraîné dans des
difficultés sérieuses. Le conseil
général des Hautes Alpes était intervenu
pour sauver la station.
-
-
Cette nouvelle équipe
dirigeante allait travailler avec
enthousiasme, mais sous tutelle et sans
aide publique! Sans aide bien au
contraire du conseil général.
-
- L'espérance d'une
belle saison avec les premières chutes
de neige tombées dès novembre
s'estompait rapidement avec un premier
redoux.
- La saison commençait
mal.
- Non seulement la
neige faisait défaut pour Noël, mais le
peu que nous avions allait disparaître
le 27 décembre avec un nouveau redoux.
Le printemps!
- Notre équipe faisait
des prouesses pour satisfaire la
clientèle. On transportait des camions
de neige, depuis les Agneliers, on en
ramenait avec des traineaux de fortune,
des parties boisées vers les pistes.
- On en fabriquait
lorsqu'il faisait froid, rarement!
- La crise était
générale, Alpes et Pyrénées, ce qui ne
compensait pas notre malheur.
- Au contraire la
presse communiquait sur ce désastre pour
les stations.
- Toutes les stations
étaient frappées,
on titrait, « Sports
d'hi....vert »
-
-
Nous étions un peu
mieux lotis que les Alpes du Nord, nous
allions multiplier la communication
positive « on ski à Pra loup » pour
contre balancer la négative.
-
- Pra loup retrouvait
un esprit de solidarité publique...car
tous étaient concernés.
- FR3 avec qui nous
avions d'excellentes relations venait
faire des gros plans de neige, en
réduisant le champ de vision aux
secteurs, aux ilots enneigés.
- Robert Goin chargé de
la communication faisait merveille. Il
était passionné pour Pra Loup.
- Sa compétence
reconnue lui permettait de communiquer
pour les Ets Salomon et Pra loup. Cette
association nous donnait une autre
dimension.
- Ces efforts étaient
payants. Fin janvier nous enregistrions
un chiffre d'affaire de 2 618 680 francs
contre 669 155 francs à la même date de
l'année passée.
- Dans une période de
suspicion certains s'interrogeaient sur
ce résultat.
-
- SKI: en manque de
neige pour la troisième année.
Où sont
les neiges d'antan?
-
Le gouvernement
déclarait vouloir venir en aide à la
montagne sans neige.
- Faute de recette
d'exploitation il fallait vendre des
stocks de terrain. Ce n'était pas facile
avec cette publicité!! Et pourtant nous
allions arriver à trouver des
promoteurs.
-
- Nous avions une
proposition d'achat à 1153 francs hors
taxe alors que De Alexandris, l'ex Pdg
de la Satis et promoteur offrait 850
hors taxes.
- Notre réserve
foncière était de 25 342 m² réduit pour
minimiser volontairement à 8.039 m²
- (en 2010 elle sera
portée à plus du double)
- Le commissaire au
plan, le président du tribunal étaient
favorable à ces transactions...le
conseil était défavorable.
- Le projet du
promoteur prévoyait un mini centre
commercial et des ateliers d'artisans
d'art, il n'en fallait pas plus!
- Il ne fallait pas de
concurrence.
- Les réunions du
conseil devenaient impossibles, tout
devenait suspect. Il était difficile
parfois de savoir les motivations d'une
contestation, tant l'intéressé lui même
se perdait dans son verbiage.
- En fait tout cela
était le résultat de la dominante de
l'intérêt privé, et de l'approche de
l'inculpation qui faisait naître des
appétits de calife aux judas. Les
décisions se perdaient dans un
labyrinthe intellectuel vaseux sans
accès de sortie.
(conseil 26
janvier)
- Le 27 février
l'équipe qui après le travail se
réunissait dans un appartement de
fonction au Signal, se faisait prendre
en otage, alors qu'elle travaillait. Ils
étaient bâillonnés et obligés de donner
les clefs du bureau.
- J'avais donné des
instructions pour que les recettes
soient remises en banque au fur et à
mesure.
- J'avais recommandé de
mettre en vue sur le bureau du comptable
les reçus de banques, attestant que nous
ne détenions pas d'argent..
- Donc, rien ne fût
pris, hormis du désordre, quelques
documents sans valeur demeuraient
introuvables!
- Si nous arrivions à
minimiser cette communication négative,
mais certains s'y complaisent néanmoins.
- J'en ferais bientôt
les frais.
-
(prise
d'otage)
- Suite à l'arrêt de la
cour de cassation le juge, Boisseau du
tribunal de grande instance de Nice me
convoquait le 19 juin 90.
-
(arrêt et
convocation)
- La lecture des procès
verbaux des conseils n'honore pas les
auteurs des troubles!
-
(conseil 15
juin 1990)
- Nous allions réussir
à faire voter le concept dévalkart pour
que la station travaille en été.
- Ce concept allait
provoquait un chiffre d'affaire des
remontées mécaniques jamais atteint en
été.
- Ces engins étaient
remontés, traînés par le téléski de la
Clappe
- Malheureusement ces
engins conçus pour la promenade allaient
devenir engins de compétition et en ma
qualité de Maire, les jugeant dangereux
et polluants j'allais être amené à en
faire arrêter l'exploitation.
- Ils étaient polluants
par la poussière qu'ils provoquaient en
usant les parcours de descente.
- C'étaient à celui qui
allait le plus vite, prenait le plus de
risque, rentrait chez lui le plus sale!
- La bicyclette tout
terrain ferait moins de pollution. Elle
sera plus limitée car exigeant des
efforts.
-
(devalkart)
- J'apprenais que la
presse se déchainait à mon encontre,
alors que j'étais en réunion de conseil
d'administration du parc du Mercantour.
Ils lisaient Nice Matin et me
dévisageaient!
- Inutile de dire par
qui cette communication était managée.
- Histoire d'étiquette
annonçait le Méridional! Histoire
interprétée selon les titres! Le RPR
était nommé!
- La guerre du Blanc à
Pra loup
- Le Dauphiné faisait
réaliser des affiches apposées dans la
vallée et sur des banques avec qui je
travaillais en vue du développement du
« Fumeton », spécialité que j'avais fait
breveter.
-
(affiche du Dauphiné etc)
- L'affiche complétée
par mon nom pour être plus agressive fût
collée lors de la prochaine campagne du
conseil général de Barcelonnette.
- Ainsi, l'auteur
signait.
- Tous les journaux
informés par l'AFP de Barcelonnette,
titraient....
-
(AFP
et argus presse)
- Je recevais de
nombreux soutiens.
- L'association des
Maires des Stations dont je faisais
partie depuis des années me soutenait,
inquiet, « que l'on puisse divulguer de
telles informations qui portent atteinte
à l'honneur d'un homme ».
-
- Christian Bonnet à ma
demande, acceptait d'en parler au garde
des sceaux, le terme « inculpation »
devait bientôt être remplacé par un
autre, mis en examen moins accusateur.
-
(lettre
association des maires)
-
- Je relate ici
d'autres affaires, d'autres
appréciations qui donnent la mesure des
infamies dont la politique politicienne
est capable.
- Il faut se rappeler
les attaques contre Bérégovoy, contre
François Léotard, contre Jacques Heuclin...
- Aucune réaction...
Aucun article, sur le dysfonctionnement
de la justice, (de Mongolfier, Nice), le
mépris du droit (Jean Denis Bredin,
Académie Française), la confiscation
d'un système (Delalande, député Val
d'Oise), la justice aux ordres du
pouvoir (Maryse Lebranchu et Arnaud
Montebourg)
- « Il y a certaines
choses qu'on n'a pas le droit de faire:
jouer ou laisser jouer avec l'honneur
d'un adversaire politique. (François
Mitterrand)
- Aucun rappel de
l'obligation d'un minimum de moralité...
ne mettra fin à la perversité de
l'avidité du pouvoir de certains!
- Oserait-on rappeler
«de vivre la politique comme un service,
qui exige....une moralité à toute
épreuve dans l'exercice désintéressé et
transparent du pouvoir » Jean Paul II
devant Mikhail Gorbatchev et 12 députés
et sénateurs Français.
- La politique n'a pas
de morale, pas de patron comme Thomas
More
-
(articles sur
morale politique)
-
- Le 28 juin le conseil
devait examiner des affaires plus ou
moins claires de l'ancienne direction,
la fiabilité des canons polonais, et la
mise en examen.
-
Monsieur Carraud se
faisait interviewer par le Dauphiné, il
montait au créneau!
-
- Face à ces
débordements, le conseil se tenait en la
présence de Maître Auda et Maître Sivan
huissiers.
- La structure était
secouée mais tenait.
-
(extrait pv du 28
juin )
- Enfin les motifs de
la mise en examen étaient connus et ne
révélaient, comme l'avait dit les
renseignements généraux, rien de
répréhensible.
- Il fallait attendre.
-
- Au cours de l'été,
notre équipe sous la direction du CREET préparait au mieux l'hiver 90/91,
mais on sentait que l'enthousiasme était
entamé par les tensions internes.
-
- Il fallait resserrer
les rangs.
- Aucune décision
urgente ne s'imposait.
- Le temps de calmer
les esprits la prochaine réunion du
conseil était fixée au 21 décembre.
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