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par Louis Lequette
-
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- L'ambiance au
conseil d'administration
s'améliorait, néanmoins Maitre
Lageat était obligée de « demander
au conseil d'administration de
travailler positivement, dans le cas
contraire, elle se trouverait dans
l'obligation d'intervenir ».
- En sous entendu,
le plan de redressement pouvait en
pâtir.
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- L'ambiance avait
provoqué des démissions, des départs
pour des horizons moins pollués,
plus prometteurs pour leur carrière.
- Le départ de
Thierry Auzet de l'Office du
Tourisme, et de Jean François
Montjean se réalisait sans rupture
dans leur mission.
-
démissions
- La tache de la
direction n'était pas facile, si le
conseil devait être ouvert aux
critiques il était nécessaire que
l'autorité soit respectée.
- La création d'une
commission composée de commerçants
appelés à donner leur avis sur
l'entretien des pistes devait mettre
fin aux agressions verbales envers
la direction. Un administrateur,
chargé des pistes, avait été
grossièrement pris à partie dans le
centre commercial par des
commerçants.
-
- La CFDT ignorait
les conditions climatiques
aléatoires et exigeait des contrats
saisonniers de quatre mois.
L'équilibre de leur société, la
Satis, n'était pas leur premier
soucis.
- La Mairie avait,
durant les années sans neige décidé
de faire effectuer des travaux
d'entretien par les employés de la
Satis pour garantir la durée de
l'emploi.
-
cfdt
- Plusieurs
anciens, ceux du pays soulignaient
que « ce n'était pas la position de
la majorité de collaborateurs »
- La mémoire est
parfois de courte durée.
- Ainsi pour
assurer l'emploi, la mairie confiait
l'entretien de bâtiments communaux à
la Satis.
- La chapelle de
Pra Loup avait été repeinte.
- Chacun était
conscient de la nécessité d'assurer
un revenu minimum au saisonnier.
- Comme le député
Bellon avait défilé,... comme
d'autres avaient brulé des cierges
pour faire tomber la neige, nous le
chargions de demander à l'Etat de
créer une caisse de compensation,
identique à celle des entreprises de
travaux publics
- Le conseil
tranchait sur une durée minimum de
trois mois.
-
conseil du
8 janvier 91
- Nous voulions
éviter les grèves
- L'hiver se
déroulait sans soucis de neige, donc
sans soucis de durée de contrat de
travail.
- L’Etat, fixait la
fin des congés scolaires au 17 mai
ce qui ne pouvait que se ressentir
sur le résultat de la saison
d'hiver.
- Le coût de
l'exploitation des remontées se
chiffrait à 50,000 francs de perte
journalière.
- Par ailleurs il
affirmait vouloir venir en aide aux
stations créatrices de retombées
économiques.
- Au cours de
l'hiver la station organisait le
plus possible de courses et
événements pour que la presse
communique.
-
objectif
communiquer
- Le plan de
continuation prévoyait d'alléger la
Satis des frais engendrés par sa
filiale la STUV, Société Ubaye
Verdon chargée de l'exploitation de
la liaison Allos - Pra loup.
- La dissolution
était donc décidée au cours d'une
assemblée tenue en préfecture le 6
décembre 1990.
- Le syndicat
intercommunal Allos Uvernet prenait
le relais, ce qui ne changeait rien
à l'économie.
- La répartition
des frais de gestion devait se faire
sur la base de 50/50.
- Le Maire d'Allos,
répondant au souci de la préfecture
souhaitant sécuriser ou plutôt
fiabiliser la liaison entre les deux
stations, réalisait le télésiège
doublant Les Ubaguet.
- Maitre Lageat
rappelait le 24 avril 1991, au
conseil l'obligation de céder le
Pouret et les Quartiers à la
nouvelle structure.
-
- Comment gérer
sans en avoir le temps. La menace de
résolution du plan était avancée. Il
fallait demander une modification du
plan et la soumettre au tribunal.
-
- La rapidité
nécessaire pour satisfaire
l'économie du plan, ne pouvait se
concilier avec la nécessité de
réflexion des prises de décisions,
avec le temps nécessaire à la mise
en place des structures publiques,
et leur approbation par
l'administration.
-
- La justice aussi
a besoin de temps, mais que
l'attente est longue.
- Depuis
l'inculpation, j'étais toujours
l'objet de suspicion depuis 1989 et
….sans nouvelle des investigations
pouvant me concerner.
- Le 28 avril,
j'appelais l'attention du ministre
de la Justice.
- Le 15 mai une
ordonnance de non lieu était rendue.
- J'en eu
connaissance que fin mai.
-
ministère
de la justice, Vauzelle
-
- La presse ne
prenait pas autant de peine pour
diffuser l'information que pour
l'inculpation.
- Je devais écrire
à la direction du Dauphiné pour
obtenir le passage d'un article.
-
non lieu,
Dauphiné
- Pourquoi vouloir
effacer le mal que l'on a voulu
faire!
-
- L'Association des
Maires, le monde politique, (les
amis de l'UDF au PC) m'adressaient
leur satisfaction.
- La notion
d'inculpation devait être examinée
et remplacée par celle de mise en
examen par les parlementaires.
- Ce fût une petite
satisfaction pour d'autres!
-
association des Maires, François
Léotard, Renaud Donnadieu de Vabres, réforme de
la procédure pénale
- Cette annonce
libérait notre équipe.
- L'équipe
dirigeante, se mobilisait pour que
l'été soit une réussite, pour que la
communication engendre des envies de
fréquentation en hiver.
-
- Robert Goin avait
toute notre confiance pour organiser
cette communication. Tout le monde
reconnaissait que nos efforts de
communication, de la Mairie, de
l'Office du Tourisme était sans
précédent. C'était grâce à lui.
-
Robert Goin, effort de communication
-
- Après le succès
de l'été dernier, l'activité de
Dévalkart était reconduite, on
ajoutait le Trial et le VTT.
- Nous devions
réglementer le Dévalkart car la
vitesse l'emportait souvent sur la
prudence.
- Cet engin usait
les pistes mais faisait parler de la
station.
- On créait la
première piste permanente de
descente en VTT et les championnats
de France se déroulaient fin juin.
- Pra loup avait
été la première station à organiser
les premiers championnats de
Deltaplane,
- Le rassemblement
« Le Chamois » nous amenait 12.000
motos en un week-end.
- Pra Loup avait de
l'ambition.....
-
été en
fête, plusieurs articles
-
- L'été était
endeuillé par la disparition d'Alain
Prieur.
- Avec Jacques
Villeneuve ils furent les
ambassadeurs de Pra Loup.
-
Alain
Prieur
-
- On inaugurait la
salle de jeux du Bachelard réalisée
par Monsieur Sabourin.
- Elle aussi avait
eu droit aux sous entendus. Cela
venait de soupçonneux maladifs ou
ombrageux, que l'on finissait par
plaindre, tant on estimait que cet
état d'esprit devait les rendre
malheureux.
-
jeux et
bowling
-
- Le conseil
d'administration était remis en
face de la réalité, par l'obligation
de demander une modification du plan
de redressement.
- Sans vente de
terrain, suite à l'obstruction
incompréhensible de certains ou
obstruction motivée par le
protectionnisme pour d'autres, le
sauvetage de la Satis devenait
difficile malgré les bons résultats
d'exploitation.
- L'augmentation de
capital ne pouvait motiver des
privés qui avaient besoin des
« collectivités » pour garantir les
emprunts ...alors que celle ci
voulaient s'approprier la station
pour le franc symbolique.
- La demande de
prolongation du plan était déposée
le 7 octobre 1992 et reportée
-
- Nous eûmes la
surprise d'entendre la CFDT demander
au juge, la résolution du plan.
- La CFDT déposait
une plainte auprès du procureur
estimant qu'il n'y avait pas assez
de réunions du comité d'entreprise!
- En fait elle
était manipulée, peut être sans s'en
rendre compte par d'anciens qui ne
souhaitaient pas la réussite.
Certains voulaient que la Satis soit
cédée à « une collectivité » pensant
accéder au statut de fonctionnaire.
Il était facile de deviner qui
tirait les ficelles de la
marionnette.
-
- Nous étions
avertis, « en cas d'issue
défavorable de l'acceptation du
plan, l'application des principes
comptables, généralement admis dans
un contexte de continuité de
l'exploitation et notamment
l'évaluation de l'actif et des
dettes pourrait s'avérer non
appropriée.... », disait le
commissaire aux comptes, ce à quoi
le syndic ajoutait « Tout est dit
et fort bien dit »
-
- Le plan était
enfin présenté à l'audience du 04
novembre 1992
- A) la
valeur d’estimation s'élevait à
83.953.000 francs plus 10.000.000 de
trésorerie.
- B)
les excédents d'exploitation étaient
de 7.258. 000 francs en 1991 pour un
chiffre d'affaire de 24. 769.000
francs et de 7.439.000 en 1992 pour
un chiffre d'affaire de
24.439.000.
- C) la
dette à financer s'élevait à
42.189.000.
- D)
ceci nous permettait de présenter un
tableau prouvant la capacité
d'autofinancement pour autant que
l'enneigement redevint normal.
-
pièces
jointes plus info au conseil
- La
conclusion déposée par le syndic en
dit long.....sur la volonté
politique ... de s'approprier la
station, sous couvert de la sauver.
-
Il exposait que les
SEM ont été crées en Allemagne
et Belgique, associaient
collectivités et privés, que c'était
un compromis entre libéralisme et
socialisme d'état et que cela
présente une grande difficulté,
tenter de concilier, l'inconciliable
« l'intérêt public et l'intérêt
privé »
- Il soulignait au
tribunal qu'aucun d'entre nous ne
recevions de rémunération pour nos
fonctions d'administrateur ou de
président de la Sem Satis.
-
- Il se soumettait
…. et présentait un schéma de
reprise par la collectivité
départementale.
- (13* audience,
pièces comptable, Sem Gillibert,
attestation Tousnakoff)
-
- Seule la date
tardive de la présentation du plan,
à la veille de la saison d'hiver
pouvait être favorable à l'octroi
d'un sursis.
- Ce qui fût décidé
!...
-
- Il fallait pour
la station réussir un prochain et
dernier hiver.
- La Satis était
« dans le couloir de la mort »
l'ambiance du conseil redevenait
plus calme voir respectueuse.
-
- Toute la montagne
était convalescente.
-
la
montagne convalescente
- Auron allait
recevoir une aide 52 millions...
- L'état venait au
secours de Briançon, car le conseil
général et la ville étaient
solidaires.
-
- Ce n'était pas le
cas chez nous puisque la
« politique »avait d'autres vues! Et
puis déjà on relevait des
déviations, constatées par le
conseil de la concurrence. Décisions
n°91-D23 juillet 1991.
- Le président du
conseil général, maire de Digne
faisait l'objet d'une information
judiciaire « pour détournement de
fonds publics, corruption, recel, et
abus de confiance »
-
- Isola était
sauvée provisoirement par la reprise
par une holding Luxembourgeoise, à
laquelle avait été placée Sophie
Deniau. Le conseil général des
Alpes Maritimes accordait son aide à
Valberg, ce qui valut des
démêlés avec la justice à son
exploitant (également conseiller
général)
-
- Font-Romeu
augmentait son imposition de 30%
pour aider sa station. Son budget
était en déséquilibre de 16
millions.
- Toutes recevaient
des aides, nous étions exclus.
- La chambre
régionale des comptes
jugeait « qu'il n'y avait pas lieu
de nous proposer des mesures de
rétablissement d'équilibre....
-
aide de
l'état
- La commune
n'avait pas la surface suffisante
pour agir seule, même si ses taux
d'imposition étaient parmi les plus
modestes. Elle se déclarait
néanmoins, pour les médias,
solidaire de la Satis
-
taux
d'imposition et Uvernet destin
solidaire
-
- La presse était
positive sur les capacités de la
station, de la commune.
- Notre volonté de
communiquer positivement demeurait.
- L'attente
continuait.
- Le juge voyait
clair sur « les
tractations politiques» de dernière
minute.
- Il prenait son
temps.
-
l'attente
continue et divers articles de
presse
-
- C'est dans
l'inconnu du devenir de la Satis,
des conditions d'enneigement qu'il
faudrait réussir la dernière saison
d'hiver de la Satis.
-
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