Saison 1997 / 1998

 

 

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par Louis Lequette
 
 
« Le dossier Transmontagne pèsera sur les élections »........
 
Bien des élus s'imaginent se grandir en critiquant systématiquement le passé.
Cette méthode est inutile, lorsque l'on propose un programme d'avenir.
Faut-il en avoir un....
Certains qui avaient fait partie de mon équipe et qui avaient tout voté durant leur mandat, y compris l'acceptation de la cession au Smap et la prise en charge des annuités d'emprunts correspondant aux investissements en remontées mécaniques, faisaient partie du cœur de la critique.
Ils étaient certainement atteints, frappés d'Alzheimer ou autre cécité politicienne.
Et de dire...
C'était une erreur d'avoir accepté, il faut le dire sous la contrainte, la menace, le diktat du conseil général RPR.
Nous étions ouvertement critiqués dans la presse.
 
Un seul, Monsieur Depierre, l'attaché parlementaire du député Delmars, venait me voir et même s'excusait de la manière avec laquelle ils avaient pris le Conseil. Je le regrettais lorsqu'il mourut peut de temps après. Un honnête homme.
 
Le droit de réponse que nous demandions à la presse, une réponse chiffrée aurait dû clore le sujet.
 
Evaluation de la Sem Satis par experts. 83 millions.
Dette d'emprunt en capital 41.892.962 millions
Emprunt renégocié sur 20 ans 45.115.000 millions.
Annuités globales 4.259.000 millions
 
Et ce qui est rare, pour une société que l'on voulu mettre au « tapis » il restait un excédent de 1.080.000 francs qui était versé à la commune.
Opération passée sous silence.
Il fallait également rappeler que pour être agréable à Transmontagne, sur proposition du maire, la commune, ne mettait plus en recouvrement le loyer pour le passage des pistes et des remontées (1,4 du C.A des remontées), qu'elle acceptait que la taxe professionnelle , 750.000 francs, soit diminuée, transférée au siège de Transmontagne à Villeurbanne, qu'elle supprimait la taxe de 250 francs sur le shon, imposée au promoteur, qu'elle laissait s'évader la taxe montagne (5% sur le ca des remontées) .
Ces ressources perdues ne pouvaient plus équilibrer la charge que nous avions acceptée.
 
Néanmoins notre effort n'avait aucune comparaison avec Allos qui  avait été obligé d'accepter soit 12.200.000 de charge annuelle.
 
Ces articles réveillaient notre combativité, et nous obligeaient à répondre à ces diatribes.
 
Ceci ne fit rien, et chaque année lors du vote du budget le maire rappelait inlassablement que  cette charge était responsable de tous ses maux.
Il oubliait de dire, que sans les remontées mécaniques ayant justifiées les emprunts, la station de Pra Loup n'aurait pu fonctionner.
Il ne parlait pas du contrat état, département, région de 48 millions obtenu pour compenser notre effort lors des négociations.
Il ne parlait pas de tout l'équipement des Agneliers qui revenait aux communes! Des réserves foncières bâties ou non bâties que le département nous avait pris, reniant ses engagements du 3 novembre 1993.
 
Il y a des métiers, il est vrai où l'on vous apprend à affirmer des contre-vérités.
 
Ces mensonges m'amenaient à appeler à faire voter contre Delmars qui nous avait trompé.
Sa circonscription fût informée, par affiches, de Forcalquier à Barcelonnette.
La presse titrait, « le dossier de Transmontagne pèsera sur les élections! »
 
Quel poids eut notre action? Delmars fût battu.
 
Robert Hondes, vétérinaire, un homme droit, qui refusait d'être « nourri » par la politique et pour cela continuait à exercer son métier, était élu.
Jean Louis Bianco, était élu.
 
Le conseil général et la mairie d'Uvernet redoublaient leur campagne de communication.
Rinaldi rappelait le poids des stations dans l'économie départementale.
On inaugurait le nouveau télécabine des Clappiers, déjà inauguré par Joseph Comiti en décembre 1968, lorsque H. Bonnet vint nous rejoindre à Pra Loup. Il avait fait l'objet d'une rénovation, grâce au contrat de plan.
Le RPR avait trouvé un allié pour la communication, en la personne de Honoré Bonnet qui pourtant se déclarait socialiste.
 
Néanmoins et très honnêtement, Honoré Bonnet devait déclarer lors d’une conférence devant les sous officiers de réserve que Transmontagne bénéficiait d'un « statut absolument ahurissant » « ce sont six milliards de centimes qui seront versés, alors que nous n'avons pas un rond » et même de dire «  je ne suis pas le fondateur de Pra Loup... c'est l'argent »...
 
Ces nouveaux associés le rappelaient vite à l'ordre, et il était obligé d'accepter de déclarer dans la presse, qu'il rectifiait ses propos. Il était obligé de revenir sur ces sincères déclarations, expliquant qu'il ne connaissait pas le dossier.
Un manque total de respect....une soumission !
 Horizons en direct du C.G. : un véritable plan d'entreprise et quand Honoré Bonnet témoigne…
 
L'App ouvrait également timidement les yeux.
Le président Grotard écrivait dans son bulletin «  La société Transmontagne a bénéficié, de la part du conseil général, d'un contrat beaucoup trop favorable (montant des honoraires et durée exagérée) pour que les responsables privés...puissent l'accepter.
Je le remerciais et l'informais des actions entreprises.
Lettre de l'APP, échange d'informations
 
Il était inquiet, mais ne voulait revenir totalement en arrière, esprit de clan oblige!
L'annulation de l'arrêté préfectoral  donnant compétence à la communauté des communes en matière touristique l'inquiétait. Il était révélé que M Lanfranchi et J Chabre avaient demandé de se prononcer pour Transmontagne avant que la Sem Ubaye ne soit constituée.
L'article de la Marseillaise posait clairement les irrégularités, lesquelles cachaient mal les dessous de la corruption.
Inquiétude des propriétaires
 
Le conseil général allait également changer de couleur politique, grâce à l'action courageuse de René Céze. Il préférait défendre sa commune, et choisissait l'honnêteté à la combine.
Il voulait le départ de Transmontagne.
Le résultat du scrutin donnait 50% à droite et 50% à gauche.
 
La voix de René Céze valait cher. Soudain le RPR qui souhaitait le garder dans ses rangs, et pour cause, lui promettait de faire ses quatre volontés.
Trop tard, ils l'avaient trop sali, Madame Céze, UDF, veillait également sur son René. Il n'allait pas seul à la réunion qui devait désigner, Jean Louis Bianco, à la présidence.
On dit qu'il avait des gardes du corps.
 
Après cette action citoyenne, René Céze perdit ses amis de droite. Il n'en retrouvait pas à gauche!
Il arriva à bouter Transmontagne pour confier la gestion à Rémy.
 
Avec le Préfet j'échangeais plusieurs lettres afin de lui demander de saisir la Chambre Régionale des Comptes.
Il n'appréciait pas. Il était embarrassé et certainement ne voulait pas suivre son prédécesseur, G. Lambotte mis en examen. Une position délicate.
J'envoyais toutes les lettres au ministre de l'Intérieur et à la chambre régionale des comptes.
Lettres au préfet, 30 avril, 9 juin, 11 juin, 24 juin et ministère du 10 juin
 
Ce que je n'arrivais pas à obtenir, les deux députés, Robert Hondes et Jean Louis Bianco, saisis, le faisaient à ma demande et l'obtenaient.
C'était la première satisfaction.
Transmontagne: les députés demandent la saisine de la chambre régionale des comptes
 
A la suite des élections législatives, le gouvernement avait également changé et Monsieur Chevènement semblait vouloir faire suivre ce dossier.
Echange de lettres avec le ministère de l'intérieur
 
Allos ferraillait également. Allos était handicapé par le « modèle de Pra loup  qui semblait marcher, puisque personne ne soulevait de problème... le maire ayant participé au montage ».
Nos correspondances révèlent cette harmonie de vue.
Relations avec Allos, lettres et articles
 
Avec le résultats des élections législatives et cantonales, la presse moins asservie se débridait, et informait.
Des relations déséquilibrées, même gestion, mêmes maux
 
La direction de la concurrence et des prix venait  instruire les élus sur la nécessité « d'assurer l'irréprochable  respect de la procédure, suivre le code des marchés publics»
Alors que ce directeur avait toujours refusé de mettre le nez dans les affaires de Pra Loup. Il me renvoyait devant le Procureur!
 Et son adjoint Monsieur Marandet osait déclarer « nous participons aux appels d'offre. Ces nombreux contrôles ont fait augmenter les indices de découvertes anticoncurrentielles »
Un aveu!
 
C'était, on ne peut plus sincère, Monsieur Marandet était scrupuleusement honnête. Il vint plusieurs fois me questionner sur « l'affaire Transmontagne  et ….fût muté »
Effets pervers des contrôles
Il savait ce que veut dire « le temps de la féodalité.....il avait vécu.
Sous l'administration de Vichy... devait régner la soumission... ce n'était pas facile! Rien n'a vraiment changé, le pouvoir politique domine toujours! Et asservi les faibles… révolte les forts.
Le temps de la féodalité
 
Transmontagne continuait son ascension et reprenait Chamrousse, mais avec un conflit juridique qui allait bientôt naître.
Le financement de l'opération a été assuré par la Lyonnaise des Banque du groupe CIC.
Qu'aller faire le CIC dans cette affaire ? On retrouvera J. Paquet dans l'affaire du Marmotel!
L'image de Transmontagne aveuglait.
 
Les simples électeurs que nous sommes peuvent ils comprendre ? Des responsables qui d'ailleurs ne comprennent pas ce qu’ils font.
Reprise en gestion de Chamrousse; la CIC,  JP Aubert, quel rôle?
C'était de Chamrousse,  qu'était partis les modèles truqués de réponse à l'appel d'offre de Pra Loup.
Le directeur, Monsieur Massé, qui assistait, a été licencié pour cela, mais avec indemnité l'obligeant au silence.
 
Pierre Rinaldi était mis en cause par Jean Louis Bianco pour la gestion de Digne.
Il était convoqué la première semaine de juin devant les juges.
Comme il est habituel de le faire, Jean Louis Bianco a commandé un audit des finances du département.
Il acceptait de modifier la gestion d'Allos, engagement pris vis à vis de René Céze et affirmait que pour Pra Loup, son intention était « d'aller là aussi vers une nouvelle délégation de service public. »
Audit des finances du département révèle plusieurs anomalies, les dossiers de rentrée de Jean Louis Bianco
 
Les élus de l'Ubaye défendaient Transmontagne.  Ils étaient inquiets ! JL Bianco les écoutait !
Transmontagne acceptait de quitter Allos mais réclamait une lourde indemnité d'éviction...si Pra Loup lui était retiré.
Il était possible de mettre fin sans indemnité à ce contrat.
Il fallait le vouloir.
Transmontagne n'était que subdélégataire de la Sem Ubaye développement et il était prévu dans le contrat de subdélégation que si la Sem Ubaye développement perdait sa délégation, par voie de conséquence le subdélégataire perdait sans indemnité, sa subdélégation.
Il fallait vouloir.
Vouloir mettre fin à la Sem Ubaye
Or la Sem nourrissait du monde.
Analyse de la convention....extrait
 
Après une réunion de l'état major, suivit d'un déjeuner, Pierre Rinaldi trouvait la mort.
Ces amis n'aurait pas du le laisser partir.
Pierre Rinaldi n'était pas responsable de tout, il quittait ses amis qui allaient lui laisser porter toutes les déviations du dossier « d'Allos et de Pra Loup ».
Des dossiers trop lourds qu'il fallait enterrer!
Pierre Rinaldi: alcool et vitesse, et la mort anonyme
 
Les socialistes furent interdits lors des obsèques par l'ex-majorité. Démarche surprenante!
 
Ecrivant le 20 juin 1998 à Jean Louis Bianco, j'étais amené à préciser « que pour la mémoire du défunt, il est bon de situer et de mesurer sa responsabilité, au regard de la majorité qui l'a soutenu, inciter à agir et qui aimerait peut être qu'il porte seul les critiques posthumes »
Je précisais que les instances que j'avais initiées, portaient sur le non respect de la loi Sapin, faux en écriture publique, détournement d'actifs publics.
 
 
Je recevais des encouragements d'Anciens.
Toujours du sage Remi Fortoul qui me souhaitait la sérénité, de Chaffred Goirand plus dubitatif sur les conditions d'un changement.
Les vœux de Remi Fortoul et de Chaffred Goirand
 
Mon action contre les irrégularités était connue.
1993-  saisie de la chambre régional des comptes par la Mairie d'Uvernet.
            Saisie du service central de la répression des fraudes.
1996- 4 mars dépôt de plainte.
1997- enquête de la SRPJ de Marseille, après relance auprès du Procureur Général d'Aix.
1997-  saisi de la DDCRF de Digne qui répond « les faux en écriture ne relèvent pas de ma compétence et adresse une note de synthèse au Procureur.
1998 – nouvelle relance de la SRPJ.
Ces actions (dont résumé) allaient me valoir des menaces (essieu de ma Saab dévissé, avec une moto on ne saura pas qui t'a tiré, ce n'est qu'un échantillon.)
 
La vengeance de Transmontagne sera concrète.
Le fils de mon ami Chaffred Goirand à qui j'avais conseillé de postuler pour diriger Pra loup,  à qui j'avais même précisé que « les dés étant pipés », qu'il était inutile de  présenter sa candidature ailleurs allait s'en charger.
Il interdisait de damer la piste de retour sur les Molanes.
Il demandait à mes anciens collaborateurs de travailler de nuit pour démonter le téléski des Blancs.
J'eus tord de ne pas prendre au sérieux cet avertissement.
Il fût exécuté durant mon absence.
Voici pourquoi les Molanes sont privés de piste retour et de terrain d'exercice pour les enfants.
Un équipement parfaitement rentable réalisé par la SATIS, privée.
 
Toutes les lettres restèrent sans réponse et j'appris qu'un jour la Sem Ubaye délibérait pour autoriser Transmontagne à supprimer cet équipement.
La vengeance de Transmontagne
 
Avec l'arrivée de Jean Louis Bianco, j'allais avoir accès aux archives du syndicat mixte et découvrir tellement de délits....

 

 

 

 

 

  

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