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par Louis Lequette
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- « j'ai
cru comprendre que les élus locaux étaient inquiets,
dans la mesure ou une telle procédure (une
nouvelle délégation de service public) serait
lancée-par rapport à l'attitude qu'adopterait alors
la société Transmontagne »
- Cette phrase de J.L Bianco
était loin d'être anodine, et mérite d'être
décryptée…
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- Diplomatie, méconnaissance du
dossier, respect de la démocratie locale ou entente,
volonté de paix ou refus d'assainir, marginalité du
dossier au regard des problèmes du département....
l'acceptation du système en place était surprenante
au regard des révélations de la Chambre Régionale
des Comptes, des instances en cours...
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- Va t'en savoir... disait-on
dubitativement... dans la campagne...
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- Plusieurs dossiers, que l'on peut
qualifier d'être en marge de la délégation, allaient
révéler « l'inquiétude des élus locaux »
qui pouvaient craindre de voir s'éloigner des
espérances...
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- La procédure lancée par la
Gestrim, la Fnaim, par l'agence Alp Azur, les tarifs
discriminatoires, d'abus de position dominante,
L'Opa sur Marmotel... ces dossiers méritent un
développement.
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- Robert Honde, notre député,
s'impliquait.
- De suite il prenait position
concernant le « dossier Transmontagne-Sem Ubaye
développement »
- Il n'avait pas peur d'écrire «
Les qualifications pénales d'ingérence, prises
illégales d'intérêts, détournement de fonds publics,
etc... doivent effectivement faire l'objet
d'impunité zéro. » Et de soutenir les actions
entreprises pour rompre avec ces pratiques
illicites.
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Robert Honde, un député aux solides convictions
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- Il allait falloir affronter,
l'inertie, L'absence de mémoire, deux des grandes
forces en politique... qui existent depuis tout
temps.
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- Maitre Gillibert avait essayé en
raillant les politiques responsables de provoquer
une réaction!
- Même la raillerie n'a pas
d'effet! Parlant des attaques de ces politiques
contre la Sem, il écrivait :
- « En règles générales, les droits
des créanciers sont souvent balayés. En 1787, la
France était déjà une "entreprise en difficulté".
- Un dessin humoristique avait
circulé qui mettait en scène, Calonne, alors
inspecteur des finances, déguisé en singe, présidant
l'assemblée des animaux, celles des Notables, qu'il
avait convoqué pour leur poser la question:
- A quelle sauce voulez vous être
mangés?
- Mais nous ne voulons pas être
mangés, répondirent les animaux.
- Alors le singe répondit, "Vous
sortez de la question" »
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- Tous les articles qui essayèrent
d'éclairer sur les attaques subies par la Sem Satis,
semblaient sortir également de la question.
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- Le Val d'Allos échappe à
Transmontagne... mettre un terme à ces
politico-privilèges qui ne sont pas à priori dictés
par l'intérêt public.
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Le val d'Allos échappe à Transmontagne
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- Les explications du Maire
d'Allos.
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Extrait informations du maire
d'Allos
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- Les articles du journal La
Montagne et particulièrement de la Galipote,
n'arrivaient pas à réveiller le sens civique des
élus, ni à faire relever la tête à la population.
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Pourtant que la montagne est
belle...Transmontagne... histoire de la société qui
voulait conquérir l'Auvergne
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- Cette histoire « qui fit
basculer le Département des Alpes de Haute-
Provence » écrite, grâce à un remarquable travail
de ce journal, révélait les dessous de
Transmontagne.
- Il mérite la lecture.
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- Jean Louis m'ayant donné
l'autorisation de consulter les archives du Syndicat
mixte, j'y trouvais de nombreuses, beaucoup, trop
d'irrégularités, délibérations nulles, faux en
écritures, marchés contestables.
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- Jean Louis Bianco communiquait
aux conseillers généraux une note sur l'avenir des
stations de ski et de Pra Loup. Tout aurait du
susciter la réaction violente de défenses des élus
ayant participé. Or ils restaient à l'écoute sans
contestation. Peut être connaissaient ils la
conclusion.
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- Des contrats déséquilibrés,
l'absence de possibilité de contrôle réel...
- Velin déclarait « je vous
demande solennellement de demander à Monsieur le
Ministre de l'Intérieur, d'enquêter sur l'attitude
de l'état » Les attaques et les responsabilités
étaient déplacées.
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Communication au conseil général
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- Deux phrases étaient
particulièrement inquiétantes;
- « Faute de ressources, la gestion
en régie directe, semble exclue » et la conclusion:
- « Seuls des contrats de type
concession de service public apparaissent en mesure
de réaliser notre double objectif, moderniser et
pérenniser... »
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- Le sort de Transmontagne semblait
préservé!
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- Le rapport de la Chambre
régionale des comptes étalait les infractions
- « une délégation attribuée après
un simulacre de concurrence »
- « les marchés passés avant
permis »
- « le choix pas convainquant du
choix des entreprises »
- « les marchés passés avec les
filiales de Transmontagne »
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- Bien que laissant filtrer la
corruption, ce rapport rédigé dans la modération
habituelle de cette administration était finalement
d'une fade neutralité.
- Aucun mot sur les fausses
délibérations, aucune décision de porter ces
affaires devant le parquet.
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Lettre d'observations définitives relative à la
gestion du syndicat mixte pour l'aménagement de Pra
Loup
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- La presse titrait, sans soulever
de protestation, Pra Loup face aux surprenantes
observations de la CRC
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Pra Loup face aux surprenantes observations de la
CRC et Pra Loup au service du profit
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- L'image que donnait la presse du
Président de la CRC, Alain Serieyx méritait mieux,
qu'une simple énumération. On pouvait attendre, une
décision de poursuite en justice, nous n'eûmes pas
cette faveur.
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Alain Serieyx: la chasse au Gaspi.
- La montagne avait accouché d'une
souris....
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- Mes relations avec le Président
du Conseil Général étaient transparentes, je
l'avertissais des actions entreprises, auprès du
Ministre de l'Intérieur, du parquet et du tribunal
administratif, de l'administration.
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Lettre
au receveur du syndicat mixte et échange de lettres
avec le ministère de l'intérieur
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- Je me sentais soutenu.
- La Sem Ubaye, en la personne de
son président Lanfranchi, entendait répondre au lieu
et place du Syndicat mixte. Initiative personnelle.
- La position du président du
Syndicat mixte était claire « je n'ai pas mandaté la
Sem Ubaye Développement pour répondre au nom du
syndicat mixte. Je doute, d'ailleurs, de la
possibilité d'un tel mandat »
- Ce détail montre à quel point, la
Sem voulait défendre son « contrat Transmontagne »
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Deux
lettres de mise au point du syndicat mixte , Sem
Ubaye développement
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- Pourtant comme tous les Français
je doutais, ce combat valait il la peine?
- Un sondage Sofres-le monde-RTL
sur la justice n'était pas encourageant sur les
perspectives de résultat !
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Les Français jugent sévèrement la justice, analyse
de cinq ministres
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- Mais!
- Peut-on se plaindre sans
entreprendre ?
- Peut-on la condamner sans la
soutenir?
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- L'affaire Fnaim, Gestrim, Alp
Azur, Shaeffer , devait trouver un dénouement
relativement rapide et encourageant.
- La condamnation tombait sans
équivoque: deux mois de prison avec sursis, et
dommages et intérêts.
- Sur appel du jugement du Tribunal
Correctionnel de Digne du 5 Mars 1998, la cour
d'appel d'Aix en Provence confirmait (arrêt 5
chambre, 2000/507)
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- Cette affaire allait avoir des
prolongements, le conseil de la concurrence s'en
saisissant.
- Il était impossible d'obtenir des
précisions sur les actes de gestion de la Sem Ubaye
ou de Transmontagne. Le personnel se faisait tancer
pour la moindre information qui pouvait filtrer,
créant des tensions psychologiques insupportables,
des agissements propres à toute dictature ayant des
secrets à cacher.
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- A la Satis je rappelais souvent:
- L'entreprise doit être un lieu
d'épanouissement pour ses collaborateurs,
- nous étions désormais que dans
le profit.
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- Les archives allaient être
découvertes, par un heureux hasard !
- Le Colonel Boutiére trouvait son
garage fermé à clef. Il vérifiait auprès de moi
qu'il ne faisait pas erreur de numéro. Il forçait la
porte et trouvait à l'intérieur les archives de
Transmontagne et la moto de M Shaeffer.
- Monsieur Goirand portait plainte
pour vol de documents confidentiels, plainte
retirée.
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Vol à
Pra loup de documents confidentiels
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- Alp-Azur pouvait s'informer! Elle
trouvait du grain à moudre, des éléments pour étayer
son action.
- Elle avait déjà assigné devant le
tribunal de grande instance de Digne les Bains, la
société Transmontagne, la Sem Ubaye développement.
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Assignation à la requête de Alp Azur, favoritisme
pratiques discriminatoires
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- Le conseil de la concurrence
auditionnait, Michel Lanfranchi toujours assisté du
même avocat, Maître Piétra. Le rapporteur, Monsieur
Lenoir, avait bien fait la relation entre ces
pratiques discriminatoires et la prise de contrôle
de Pra Loup par la Sem et Transmontagne.
- Aux questions sur le sujet M
Lanfranchi se défaussait en accusant
l'administration, et même l'état, « tout découle de
la volonté de l'état...L'état nous a donné comme
référence la société Transmontagne de façon à avoir
un professionnel sérieux »...
- De ces informations devions nous
retrouver l'intervention de Jérôme Monod, conseiller
de Jacques Chirac, de la Lyonnaise des Eaux, dont il
fût président, et à qui P Gausset se référait
constamment pour démontrer son importance.
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Procès verbal d'audition, conseil de la concurrence.
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- Bernard Goirand avait la même
façon d'étayer sa défense.
- A la question « par qui et quand
avez vous été contacté pour la reprise de la gestion
du domaine skiable de la station de Pra Loup? »
- il répondait « Je n'ai pas
participé à la démarche finale... la Sem a répondu
avec Transmontagne comme sous-traitant »
- La mémoire lui manquait. Il ne
pouvait dire qu'il assistait à la délibération du 19
décembre 1993; sa présence viciant cette
délibération. (conseil de la concurrence
F1179-n°1109)
- Il ne pouvait dire.....
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- Certains de perdre, JP Schaeffer
et Transmontagne préféraient conclure avec Alp
Azur, deux protocoles. Ces protocoles exposaient les
différents et fixaient le versement d'indemnités.
- La Sem Ubaye apparemment s'en
sortait bien, mais en fait c'est elle qui allait
faire les frais, les indemnités étant soustraites du
chiffre d'affaire des remontées.
- Mais de plus les mêmes avantages
tarifaires allaient perdurer, après la mise au point
d'un règlement fixant les conditions d'accès au
tarif de gros.
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- Le contribuable, les
propriétaires de Pra Loup allaient payer par le
biais de l'impôt sans retirer un quelconque
avantage.
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Protocole d'accord Alp Azur, Schaeffer,
Transmontagne
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- Pascal Depierre mit en place par
l'ex député Delmars, pour être présent au conseil
municipal d'Uvernet, décédait.
- André-Denis Mousset soulignait «
Pascal Depierre qui voulait être un homme honnête »
au sens du XVIIIème siècle, en ce siècle
troublé.
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- La Sarl transport Ubaye Verdon,
société d'exploitation, qui avait eu la charge de
gérer la liaison entre Pra Loup et Allos n'avait
plus de raison d'être. Le tribunal mettait fin à une
existence inutile.
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Nécrologie
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- Les journaux annonçaient les
actions entreprises devant le tribunal administratif
de Marseille.
- Ils faisaient le lien avec les
affaires de Digne.
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- La Chambre Régionale était
interpellée: « ira-t-elle jusqu'à signaler à la
justice les irrégularités comme elle l'a faite
pour....Digne »
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Pra Loup. Le syndicat mixte devant le tribunal
administratif.
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- Comme chacun le sait, le délai
pour déposer un recours devant le tribunal
administratif est de deux mois à compter du jour de
l'acte administratif contesté.
- Les actes que je choisissais de
contester dataient de octobre et décembre 1994.
- J'avais quatre années de
retard.... nous étions en 1998 !
- Je n'avais choisi que trois
délibérations.
- Je savais que je faisais rire
sous cape, pour vouloir introduire une action si
tardive.
- Les mousquetaires disaient que
c'était un coup d'épée dans l'eau.
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- Mon seul argument était ;
- On
ne peut dénoncer un acte que pour autant que l'on en
ait la connaissance.
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- Je m'attachais donc à déposer ma
requête, dans les deux mois de l'autorisation que
j'avais eue de Jean Louis Bianco pour venir
consulter le livre des délibérations du syndicat
mixte.
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- C'était une aventure.
- Il me semblait nécessaire
d'obtenir satisfaction devant le tribunal
administratif pour étayer l'action au pénal.
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- Le tribunal acceptait de recevoir
ma requête.
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- J'ignorais que j'en « prenais
pour dix ans. »
- J'emploie ce terme de
« condamné » à dix ans, car ce fût souvent ainsi que
je fus traité au civil, par un juge qui ne voulait
pas juger.
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