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par Louis Lequette
-
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- Les procédures judiciaires
n'avaient que trop duré. Elles étaient enterrées
grâce à un décès.
- Le décès de Pierre Rinaldi. Dès
le départ de cette aventure, à Moustier Sainte
Marie, il s'était fâché pour le choix de
Transmontagne, qui n'avait aucune surface
financière, mais ses amis l'avaient manipulé. Ses
amis dissimulaient mal leur satisfaction de
l'enterrer avec les dossiers.
-
- Un article de presse résumait ma
situation:
- « Il se battait seul depuis dix
ans!
- Peut-on se plaindre, de la
banalisation de la corruption, d'un juge qui ne veut
pas juger, d'un tribunal administratif qui déclare
nulle les délibérations ! Sans que son arrêt soit
exécuté par l'autorité de l'état! D'une chambre
régionale des comptes qui constate et ne poursuit
pas! »
-
- La voix des électeurs était
certainement entendue et le gouvernement y répondait
par un projet de loi anti-corruption, soumis à
l'avis du Conseil d'Etat.
- « Sensibiliser les inspections
administratives de l'état à la moralisation de la
vie administrative »
- « Aucune limite ne paraît être
apportée à ce pouvoir de saisine du parquet;
corruption passive, trafic d'influence, concussion,
délit de favoritisme, voire d'ingérence »
- « Le Président du tribunal
administratif, peut être saisi de la même manière
que pour les marchés publics et suspendre la
passation ou l'exécution du contrat »
-
- Jospin déclarait « Jamais
l'institution judiciaire n'a été sous le poids d'une
telle pression du pouvoir politique » Quelle
reconnaissance!
-
- La fracture civique est celle qui
oppose le pouvoir à la justice.
-
- La presse révélait un nombre
impressionnant d'affaires.
- J'y trouvai, tout ce qui m'avait
manqué. Une évolution?
- Non...Une révolution avortée car
de suite contestée!
-
L'offensive contre les
juges de la transparence
- La presse me faisait passer
« pour le candidat anti-corruption »
- Une mauvaise image... pour être
élu!
-
- Défendre les intérêts de la
collectivité en prouvant les illégalités, ne pas
demander l'exécution du jugement pas ne pas nuire à
la vie économique, donner le temps de choisir une
autre voie, c'était ...une démarche d'équilibriste.
- Il était trop facile de dire...il
va provoquer du chômage ...et ainsi de rendre
impopulaire.
- Une mauvaise image...
-
- Des encouragements me parvenaient
de diverses personnalités. Jacques Heuclin, député
de Seine et Marne, « je vous encourage à ne pas
baisser les bras...il m'a fallu cinq ans.. pour que
la vérité soit mise au grand jour ».
- Renaud Donnadieu de Vabres,
François Léotard, Arnaud Montebourg..
- Les soutiens de la vallée étaient
également nombreux.
-
- Les « affaires » concernant la
région PACA, de l'Alpe d'Huez, de Toulon, de
Levallois,.... connaissaient une meilleure
instruction, car plus célèbres!. plus médiatiques,
encore plus politique.
-
- Jean Denis Bredin écrivait: La
démocratie s'effiloche...Peut-on s'attacher à
quelques évidences: que le droit reste le droit...
que ni l'argent, ni la politique, ni l'opinion, ni
le juste... ne sont au-dessus du droit, qu'au delà
vient le redoutable arbitraire... passons.
-
- Depuis 1993 les hivers étaient
normaux, l'enneigement satisfaisant, celui que Pra
Loup a l'habitude de connaître. Les recettes
devaient être bonnes, la capacité d'autofinancement
aurait du suivre, si Pra Loup n'était pas
ponctionnée, à la vue de tous.
-
Bon hiver
-
- Le contrat de plan avait permis
de réaliser les installations de neige de culture,
garantissant le confort sur les pistes.
- Pra Loup développement
bénéficiait d'une nouvelle convention, signée de gré
à gré! Cela légalisait plus ou moins le transfert
illégal, de Transmontagne à Pra Loup développement.
- Transmontagne s'engageait à
investir. Une fois de plus!
-
Pra Loup développement
-
- Le maire d'Uvernet pouvait
déclarer « nous sommes en phase avec le conseil
général »
- Il aurait pu dire aussi, qu'il
était en phase depuis le début avec Transmontagne.
-
Nous sommes en phase avec
le conseil général
-
- Transmontagne était citée par
lui, un exemple de gestion.
-
Presse hiver dans le 04
-
- Personne ne semblait s'inquiéter
du statut de Pra Loup développement. (immatriculée
le 22 mars 2005, capital 91.592 €, libéré en
numéraires) En numéraire, ne cherchons pas la
provenance!
- Et qui déclare au 30 juin 2005,
4.900.000 € de chiffre d'affaire
- Personne ne s'inquiétait que Pra
Loup soit mis dans les mains d'un seul homme, avec
des garanties illusoires.
-
Procès verbal de l'associé
UNIQUE et extrait des statuts
- La presse titrait « Les élus de
montagne ne sont plus éblouis par l'or blanc »
-
- A Pra loup nous avions le messie
des neiges, qui éblouissait et déclarait « la neige
est une affaire »
-
Les élus de la montagne...
-
- Le manque de renouvellement
d'équipement posait néanmoins quelques inquiétudes.
- Rien n'avait été fait depuis
1995, Pra Loup vivait sur ses acquis: ces acquis
tant critiqués étaient indispensables pour la marche
de la station.
- Depuis on ne pratiquait plus les
amortissements, on avait aucune prospective de
développement de modernisation à long terme.
- Vars, repris par la commune à la
Sté du P.L.M et du Wagons lits (sociétés qui avaient
souhaités reprendre Pra loup, mais...refoulées )
investissait 50 millions.
- Nous étions depuis longtemps à
égalité.
- Mais l'une était gérée au profit
de la commune, l'autre exploitée au profit du privé
et de ?
- Personne n'avait objecté à la
parution de l’article « Pra loup Maillon du
Financement Politique ? Au profit de....
-
- Croire, espérer en
Transmontagne, à en devenir aveugle.
-
L'avenir des stations de ski
inquiète les élus....quand même!
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- Et soudain, en mai 2007
Transmontagne était confrontée à des difficultés.
- Pourquoi s'inquiéter, puisque Pra
Loup était gérée par Pra Loup développement, sans
aucun lien juridique avec Transmontagne. On noyait
la vérité dans ...le
verbe....
-
- Il faut rappeler que Gausset
avait déplu à ses associés et banquiers en
transférant à son nom le contrat de Pra Loup. Il
s'était isolé..
- Personne ne faisait remarquer
l'imbroglio juridique, la confusion entre
Transmontagne et Pra Loup développement.
- Personne ne rappelait
l'article 17 de la convention: résiliation sans
indemnité en cas de redressement judiciaire.
-
Résiliation sans indemnité
- Personne ne rappelait qu'en
cas de défaillance, de dépôt de bilan, les
locataires, les métayers, les délégataires de
services, se voient généralement, purement et
simplement mis dehors …
-
- Une revue de presse s'impose.
-
Transmontagne devant le
tribunal de commerce
-
Scandale Transmontagne
-
- La presse, moyen de communication
palliant aux rumeurs de la rue Manuel, ne semblait
pas sensibiliser outre mesure l'opinion, ni les élus
impassibles.
-
- L'étude de Maître Boulant et
Martinez de Lyon se trouvait chargée du dossier.
- A Chamrousse la municipalité
exigeait la résiliation du contrat de Transmontagne
pour défaillance.
- Je prenais à plusieurs reprises
contact avec Monsieur Niugret en charge du dossier à
l'étude pour demander la même procédure.
- Administrateur judiciaire, il
était missionné pour faire de l'argent. Seule
l'autorité d'élus responsables aurait pu exiger
l'exécution de l'article 17 visant la déchéance,
refuser la cession de la fin du contrat de
délégation.
- Personne!
- Une dépêche de l'AFP du 16
octobre 2007 annonçait le démantèlement complet du
Groupe Transmontagne.
-
Transmontagne démantelée
par le tribunal de commerce
-
- Le contrat de délégation de
service public subdélégué à Transmontagne, par la
Sem Ubaye, par le biais d'une fausse délibération
déclarée nulle par le tribunal administratif,
transférée ensuite à Pra Loup développement sans
respect de la loi Sapin, par le biais d'une cession
d'action de la Sem à Pra Loup développement, se
trouvait vendue par le tribunal à la financière
Maulin.
- L'argent n'a pas d'odeur!
-
L'exemple de Val Fréjus
-
- La neige est une bonne affaire.
- Le passif est estimé entre 20 et
25 millions d'euros. « une catastrophe » déclare à
l'AFP Jean Marie Chanon....
- Pas un élu, pas un fonctionnaire,
pas une collectivité, pas un créancier n'a déposé
plainte pour déclencher une enquête sur les
véritables raisons de ce dépôt.
- Ni pour savoir où était passé
l'argent et déterminer les responsables ou
profiteurs.
-
- Ce à quoi j'ai répondu:
C'est la plus grande
escroquerie que la montagne a connu depuis la
création des stations de sport d'hiver, que de
complicités...
-
- Pra loup semblait avoir trouvé
un nouveau prophète.
- Alex Maulin était reçu en grande
pompe. On parlait d'équipements nouveaux. Il
s'engageait.
- Il partit beaucoup plus
discrètement après avoir emporté la recette d'un
hiver, sans remplir le moindre engagement. Il
poussait son goût de la neige « lucrative », jusqu'à
réclamer à la CCVU, la différence entre le prix d'un
forfait normal et celui accordé aux jeunes avec le
ski pass.
- Le contrat qu'il avait passé avec
la CCVU manquait de rigueur et il s'enfilait dans la
brèche!
-
- Il avait acheté au tribunal la
fin de concession soit trois années. Il exigea,
paraît il, que le Smap lui rembourse les 2/3 de son
acquisition au tribunal puisqu'il n'avait exploité
qu'un hiver!
-
Alex Maulin, bienvenue
dans l'espace lumière
-
- Le maire d'Uvernet affirmait
son opposition de la reprise de gestion de la
station en Régie.
- Le Smap envisageait une
gestion directe.
-
- Dès février 2008 le Smap en
accord avec la communauté des communes de l'Ubaye,
confirmait avoir lancé une consultation pour une
Délégation de Service public, qui devait être
opérationnelle pour l'hiver 2008 – 2009.
- Or les journaux titraient, on se
prépare à une gestion directe!
-
Le syndicat mixte se
prépare à une gestion directe de la station
-
- Le syndicat Mixte a bien fait
d'écarter, la financière Maulin, même en payant son
éviction.
- Il faisait bien également de
s'attacher les services d'un avocat, car semble-t-il
nos élus, qu'ils soient, avocats ou notaires étaient
bien difficiles à suivre et encore plus à
comprendre.
-
- Personnellement je ne pouvais
accepter que l'exploitation de la station soit
confiée à un privé.
- Depuis 1959, je souhaitais une
gestion collective, et transparente.
- Je souhaitais la création d'une
communauté respectueuse des engagements initiaux
pris envers la commune et ses habitants, respectueux
des engagements pris envers nos résidents
propriétaires.
-
- C'était l'esprit qui avait guidé
la création de Pra loup...qui avait contribué à son
succès.
-
- Sachant qu'une seule voix ne peut
se faire entendre, je demandais au Président des
copropriétaires de Pra loup, Monsieur Dravet de
l'ASA et au président de l'association des Molanes,
Monsieur Rellier, de bien vouloir signer la lettre
suivante à la destination de Jean Louis Bianco,
président du conseil général.
-
-
-
*********************
-
- Louis
Lequette
Monsieur Jean Louis Bianco
- Les
Davis
Président du Conseil Général
- 04850
Jausiers
Rue du Docteur Romieu
-
04400 Digne les Bains
-
Monsieur le Président
-
- Nous souhaitons attirer votre
attention sur les éléments ayant amené le déclin de
nos stations, afin que vous en teniez compte pour
l’avenir ;
-
- 1993 : sous la présidence de
votre prédécesseur Pierre Rinaldi, le groupe
TRANSMONTAGNE a été mis en place à Allos et à Pra
Loup, par le député Pierre Delmars, aidé par
Messieurs Lanfranchi, Chabre, et Sarvornin.
-
- Les Maires d’Allos et d’Uvernet
ont attiré l’attention du Préfet sur le risque que
comportait ce choix pour l’économie locale.
- Le renouvellement du conseil
général vous a permis d’accéder à la Présidence
grâce à l’action courageuse et clairvoyante de René
Céze qui vous a demandé de mettre fin au contrat de
TRANSMONTAGNE
-
- Avec son vote, la majorité du
conseil général a basculé de droite à gauche,
faisant espérer un changement de politique.
-
- Sur votre initiative et celle de
Robert Honde, la Chambre Régionale des comptes a
formulé un avis clairvoyant, faisant ressortir les
ambigüités du montage juridique qui à l’évidence,
permettait la mise en place de TRANSMONTAGNE et le
qualifiait de « simulacre d’appel d’offre ».
-
- Le groupe Rémy Loisir fondé par
le père, connu pour son esprit d’entreprise, n’a
pas, avec sa descendance répondu à l’attente
espérée.
-
- La cour d’appel administrative de
Marseille et le tribunal administratif ont annulé
les principales délibérations sans qu’une suite ne
soit donnée, laissant planer des interrogations !
- .
- Au contraire, la Sem Ubaye
Développement au lieu d’être dissoute, ce qui aurait
permis de mettre fin au contrat de subdélégation,
sans versement d’indemnité à TRANSMONTAGNE, a été
vendue.
-
- Profitant de son poste de
directeur général, monsieur Gausset, a acheté en son
nom les actions de la SEM Ubaye. Il a transformé
cette Sem en Société unipersonnelle, faisant croire
qu’il donnait la garantie de la holding
TRANSMONTAGNE. Cette garantie était inexistante en
l’absence de lien juridique entre ces sociétés.
-
- Cette façon de procéder, écartant
ses associés du principal contrat, lui a fait perdre
la confiance au sein du groupe, confiance d’associés
et de banques.
- Nous passons sur cette méthode
cavalière, que l’on retrouve dans la passation de
marchés de travaux, et qui marque les premières
difficultés de ce groupe.
- Tous ces indices n’ont pas
éclairé suffisamment ou non pas été pris en
considération comme indicateur d’une fragilité
conduisant au dépôt de bilan.
- Pourtant Monsieur Gausset n’a
jamais honoré ses engagements
-
- Aucun élu, aucun fonctionnaire,
n’a demandé une enquête administrative et judiciaire
sur les causes de ce curieux dépôt de bilan qui
s’est accompagné semble t’il de transfert de biens à
l’étranger.
-
- Certaines collectivités se sont
opposées à la cession du contrat de DSP par le
tribunal de commerce de Lyon, compte tenu de la
défaillance du délégataire.
- Raison leur a été donnée. Ces
collectivités ont repris le contrôle de leur
station.
- A Pra Loup l’inexistence de la
délibération nommant TRANSMONTAGNE donnait un
argument supplémentaire à cette éviction sans frais
pour le SMAP
- .
- Le groupe Maulin a donné
l’exemple de l’exploitation! Le profit engrangé
cette saison aurait permis d’amorcer la
modernisation des structures obsolètes.
-
- Nous constatons :
- - que les stations bien gérées,
modernisent leurs équipements.
- - que parmi ces stations,
nombreuses sont gérées par des SEM, des Régies.
- - que par vocation un
propriétaire est responsable des investissements et
que les locataires, métayers, délégataires ont la
vocation de payer un loyer suffisant pour amortir
les équipements qui leur sont confiés.
- - que tout transfert de charge du
propriétaire vers le locataire s’accompagne d’une
diminution de loyer ou redevance.
-
- Nous constatons également que
le respect de tout contrat dépend d’abord de la
qualité des hommes qui les signent, que donner tous
les pouvoirs de décider de la gestion d’un domaine
skiable à une entité, nuit à l’esprit d’unité
nécessaire à une station, démobilise les
partenaires.
- Voici pourquoi nous vous
demandons de tenir compte de l’expérience du passée,
de l’exemple des autres stations pour décider de
l’avenir d’Allos et de Pra Loup, des vallées qui en
vivent, de l’avenir des hommes qui y travaillent.
-
- Veuillez agréer, Monsieur le
Président, nos respectueuses salutations.
-
- Signé : ASA de Pra Loup : le
président Dravet
- Association de Pra
Loup 1500 : le président Rellier
-
-
- Je n'en faisais état qu'avec
modestie pour éviter toutes susceptibilités. J'avais
conscience qu'ayant « ferraillé » pendant dix ans,
une intervention pouvait chagriner malgré les liens
d'amitiés.
-
- Je ne sais quel poids ce résumé a
eu sur la décision finale, mais le choix de
l'exploitation par une régie me provoquait un grand
bonheur.
-
- Pra loup allait enfin pouvoir
investir.
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