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par Louis Lequette
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- Pra Loup Aujourd'hui en 1960
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- Le conseil général annonçait
la construction par le Smap du télésiège
du Péguieou.
- L'espace Lumière, qui fait la
valeur des deux stations s'équipait.
- Il est bon que cela se fasse
ensemble.
- Le conseil général le
soulignait « C'est heureux, car la vie de nos
vallées alpines dépend largement de ces
activités »
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Stations: on prépare
l'avenir
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- L'information communale
révélait, un scoop, des festivités marqueront
l'anniversaire de la naissance de la station de
Pra Loup. C'était inattendu !
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Naissance d'une station
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- L'histoire était romancée.
- C'est ainsi que certains font
l'histoire, leur histoire, à leur façon,
par manque de recherches, ou par oubli
volontaire qui semble flirter avec le mensonge
du non-dit.
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- Il ne faut jamais gâcher la
fête.
- Les archives poussiéreuses
n'avaient pas révélé leurs vérités. Les têtes
blanchies n'avaient pas révélées leurs mémoires.
- Ni l'une, ni l'autre
n'étaient consultées.
- Elles se devaient de rester
modestes, silencieuses.
- Elles étaient classées.
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- En décembre 2010, avec cette
annonce prématurée, la municipalité n'avait
qu'un an d'avance pour fêter cet anniversaire.
En décembre 2011 se sera donc du réchauffé.
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- Il y a 49 ans, un an, c'était
beaucoup.
- Il n'y avait rien, et rien
n'était encore certain.
- Il me fallait faire semblant,
prouver que le démarrage de la station était
évident pour donner confiance, séduire les
futurs actionnaires qui étaient encore
hésitants.
- Entreprendre pour démontrer
que tout était déjà programmé, irréversible.
- On ne pouvait accéder à Pra
Loup. Le 18 décembre 1960, pour être crédibles …
avec Monsieur Andrau et Pierrot Rosetto, nous
mettions un seul bulldozer, pour élargir la
route de la Maure... un travail sans risque, peu
couteux, qui servirait toujours... exécuté sans
aucune autorisation administrative.
- Tout reposait sur des
relations de confiance.
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- Un an, c'était long et court,
pour exécuter et programmer une ouverture pour
le 20 décembre 1961.
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- Cet anniversaire avant terme,
ne fût pas marqué par de vraies fêtes, ni par
une grande communication. Il était comme mort
né.
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- Quand même, la presse locale
relevait le non événement, « Pra Loup fête ses
cinquante ans! »
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Le Dauphiné Libéré,
article de Laurence Jean
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- Il est vrai que l'ambiance de
l'ensemble des stations de sports d'hiver
n'était pas euphorique.
- La station de Pra Loup était
bien enneigée, mais ce n'était pas le cas vers
le nord. Notre clientèle de Paris ignorait notre
privilège faute de communication.
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- Depuis plusieurs années les
stations de ski, surtout celles de moyenne
montagne posaient des problèmes, et la presse
d'affirmer que « la période de l'or blanc est
révolue ».
- Face à ce constat,
l'inquiétude gagnait les stations.
- Les journaux avaient alerté
l'opinion des usagers, mais pas forcément des
pouvoirs publics.
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Les communes de
moyennes montagnes revendent leurs stations
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- La cour des comptes se
penchait sur les stations malades, presque
toutes étaient atteintes.
- Elle soulignait la course aux
investissements en remontées mécaniques. Elle ne
soulignait pas que ces équipements étaient
rendus nécessaires pour répondre à la poussée
immobilière, à l'obligation de rénover le parc
des remontées.
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- Toutes les stations d'Europe
se lançaient dans la démesure immobilière.
- En France, la loi Demessine
créée en 1999 pour favoriser la création de lits
touristiques dans des zones dites
« défavorisées » allait par son attrait de
défiscalisation entrainer des dérives.
- Des montages peu
professionnels, des promesses de loyers trop
élevés, entraînaient de graves déséquilibres,
des faillites, des gens ruinés.
- On relevait des
complicités. La justice était saisie.
- ( voir sur internet:
Transmontagne démantelée,
http://fedars.e-monsite.com/)
- Fin novembre des Sénateurs
centristes déposaient un amendement pour mettre
fin à la loi Demessine au 1° janvier 2001,
laissant d'autres ouvertures...vers Boussard!
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- C'est évident! Certains comme
toujours, profitant du malheur des uns, allaient
sans scrupule faire fortune sur leur dos, sans
état d'âme! En ont ils une?
- On ne vendait plus des
résidences à des amoureux de la montagne mais on
vendait des placements financiers. L'immobilier
était dopé.
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- Ces investissements
immobiliers vont peser sur les finances
communales.
- Les infrastructures doivent
suivre.
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Cipra: la construction
de résidences secondaires dépasse les bornes
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- Une autre époque! Les SDAU,
les PPDT, les UTN, toutes les règles aux
archives.
- Vive le libéralisme sans
cadre ni contrainte.
- Il était inconcevable, il y a
cinquante ans, que les collectivités
s'impliquent dans un investissement concernant
« un sport de riches », inconcevable de penser
que ces investissements puissent induire une
économie locale.
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- Et pourtant, l'état
impliquait indirectement les communes en
exigeant des sociétés de remontées mécaniques
qu'elles obtiennent la garantie d'une
collectivité pour leur permettre l'accès aux
prêts à taux bonifié du FDES.
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- Combien de fois, avec des
collègues, nous avons fait remarquer que les
remontées mécaniques dépendaient initialement de
la seule réglementation existante, celle des
transports publics d'intérêt locaux (TPIL) et
que certains de ces transports d'intérêt local
étaient déjà largement subventionnés par la
chose publique.
- Combien de fois n'avons nous
pas fait remarquer que ces contre-garanties
pouvaient se retourner contre les collectivités.
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- La chambre régionale des
comptes appelaient « les stations de ski à se
fédérer »
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- « Alors que vont s'engager
les négociations de renouvellement des
délégations de service public de trente ans pour
les remontées mécaniques, la chambre régionale
des comptes de Rhône-Alpes a passé au peigne fin
15 stations des massifs des Savoie. Quel que
soit le mode d'exploitation, les communes
financent d'importants investissements (31
millions en 2007 pour Courchevel, 100 millions
pour Saint-Martin-de-Belleville de 2002 à 2009,
etc..). Si bien que la plupart ont eu
massivement recours aux emprunts: Megève aurait
besoin de dix ans pour se désendetter sauf à
céder du patrimoine. Les communes se retrouvant
en situation de faiblesse par rapport à des
opérateurs puissants (Compagnie des Alpes en
particulier), les magistrats les invitent à se
fédérer entre collectivités gestionnaires de
domaines voisins « pour atteindre un équilibre
face à leurs prestataires potentiels » Les
Echos.
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- De quoi alerter!
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- Ce n'était pas prévu au
tableau des festivités.
- L'amicale des anciens des
stations de sports d'hiver se réunissait à Pra
Loup et tenait son assemblée générale au chalet
hôtel les Blancs.
- Le Maire, l'office de
tourisme, invitaient ces anciens pour un
apéritif. Les anciens posaient des questions sur
les débuts de la station. Avec simplicité il
était obligé de déclarer « je n'étais pas né ».
- La presse relate suffisamment
la rencontre des ces journées
de rencontres des anciens de la
montagne.
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Les
anciens directeurs de stations en visite
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- Soulignons simplement
l'esprit familial de cette rencontre, des
pionniers de la montagne.
- Nous nous connaissions de
longue date: la présence d'anciens de
l'administration liés au développement de la
Montagne, (Messieurs Pontier, Guyon du SEATM) le
rappel de leur dévouement, désintéressé : la
présence des frères Pomagalski, de Montaz les
constructeurs
- La présence d'anciens
Directeurs …. tous sans le savoir étaient venus
fêter les 49 ans de Pra Loup.
- (association Amitel : 263
route de Tours Albertville- contact
amitel@gmail.com)
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- Une autre nouvelle
réjouissait ces anciens de la Montagne, mais
elle nous faisait revivre les sombres années
70/72.
- La victoire de Jean Baptiste
Grange qui remportait le slalom des championnats
du monde.
- Cette victoire, estompait ...
cette grève des espoirs de l'équipe de France à
la Foux d'Allos.
- Ces espoirs, manipulés,
trompés, sacrifiés à « une notoriété »...
- Une décision prise à Pra
Loup, un clash qui fît beaucoup de tord à Pra
Loup.
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Jean Baptiste Grange,
locomotive du ski
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- La mémoire pour certains est
sélective.
- La mairie votait son budget
et le maire, comme chaque année, aimait rappeler
les dettes de la Satis.
- Réflexion malvenue dans
une période de fête, d'anniversaire,
d'apaisement…
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- Dettes de la Satis:
La réponse
s'imposait, elle était communiquée à la presse.
- N'usant pas du droit de
réponse la correspondante ne pouvait diffuser.
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- A chaque vote du budget le
maire se fait un malin plaisir de souligner ce
poste.
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1)
Quelles sont ces
dettes:
- Une partie des annuités
d'emprunts qui ont permis de financer les
remontées mécaniques, sans lesquelles Pra Loup
n'aurait pu fonctionner depuis 15 ans.
- 2) Ces annuités
d'emprunts correspondent à la dotation au poste
amortissement que toute entreprise se doit de
pratiquer.
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- Tout était équilibré:
- Le contrat de délégation de
service concédé à Transmontagne prévoyait le
versement d'une redevance.
- Cet effort d'investissement
était également (et si nécessaire) compensé par
le produit de la taxe professionnelle, de la
taxe montagne, par le versement des droits de
passage des remontées mécaniques et des pistes
sur le domaine communale, par les redevances
demandées aux promoteurs, et par un contrat de
plan de 48 millions de francs. En outre la
commune devenait propriétaire des réserves
foncières de la Satis.
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- Transmontagne, mis en place,
protégée, aidée par le secteur public, a déposé
le bilan.
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- Faut-il rappeler:
- Comment et par qui
Transmontagne a été mis en place?
- Pourquoi aucune enquête n'a
été demandée à la suite de ce dépôt...suivie le
l'épisode Maulin?
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- Faut-il préciser:
- Que les dernières remontées
mécaniques réalisées, ont fait l'objet
d'emprunts par les collectivités.
- Que dans 20 ans, un élu,
ignorant ou mal intentionné pourra toujours, à
l'identique d'aujourd'hui, reprocher cette
charge d'équipement.
- Enfin, faut il souligner que
les réserves foncières de la Satis, sont
actuellement vendues (et comment) contribuant
largement à l'équilibre du budget.
- Signé: Louis Lequette le 7
avril 2011 suite article de la Provence.
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- La presse ne publiait pas ces
précisions.
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- Néanmoins la presse avait
fait état de la suppression de l'hôtel de la
Patinoire, de la rénovation de l'hôtel des
Bergers, elle faisait état de l'annonce par le
maire, de 1100 lits supplémentaires construits à
Pra Loup. (des lits à produits financiers)
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L'hôtel de la
Patinoire, des Bergers, 1100 lits vont être
construits
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- Tout va bien, Pra Loup se
développe.......
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- La rentabilité des remontées
mécaniques oblige la construction de nouveaux
lits.
- Les anciens lits ne sont pas
assez occupés. Il faudrait se poser la question,
pourquoi ?
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- Certes, les hivernants
consomment moins de remontées mécaniques, mais
les anciens propriétaires ont ils les mêmes
avantages que les nouveaux pour commercialiser ?
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- Les stations vont
certainement vers un déséquilibre futur,
engendré par le profit immobilier
immédiat.....une vue à court terme.
- Outre le parc des remontées
mécaniques à renouveler à développer, il faudra
prévoir, les parkings, les voies, et réseaux
divers, l'épuration des eaux.
- C'est de l'intendance, elle
suivra aux frais de qui?
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- Construire 1100 lits de plus
implique, une augmentation du débit des
remontées ou une attente supplémentaire aux
heures de pointe, des navettes
supplémentaires,.... un coût!
- Raisonnement simpliste dirons
nous.
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- Prévoir, (en étudiant le
pire), la désaffection liée à l'excès.
- Pra Loup, avec la liaison,
est un grand et beau domaine skiable.
- Les pistes peuvent être
élargies, elles peuvent devenir boulevards.
- Mais le confort est perdu,
lorsque l'adéquation optimale entre le domaine
skiable, son équipement, le domaine résidentiel
est rompu.
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- Imaginons qu'au niveau
national, l'offre en lits résidentiel dépasse la
demande. Le marché deviendra atone. Les périodes
de pointes seraient sur-saturées et les périodes
creuses désertiques.
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- La clientèle ira vers le
raisonnable, le confort, la recherche de
l'agrément, c'est le but des congés.
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- Être visionnaire. Mettre
plusieurs cordes à son arc.
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- Pra Loup, la Vallée disposent
d'atouts considérables à développer pour
garantir son avenir.
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- Un exemple son climat.
- Pra loup est classée station
climatique par décret ministériel.
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