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- PRA LOUP
pourquoi ce choix par Louis Lequette
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- Le conseil Général
dont la majorité était d'orientation rurale, avait tendance à
concentrer ses faibles moyens sur trois activités
- La production de blé dur et
l'élevage
- La production de Lavande et
Lavandin
- Le tourisme d'été. Le pôle
principal était les Gorges du Verdon qui de part la valeur du
site se développait pratiquement seul.
- L'influence qu'il
pouvait avoir sur l'industrie chimique, sur la production
hydraulique d'électricité, sur l'activité thermale était
limitée.
- Le souci principal était d'en favoriser les
implantations et d'en retirer une manne budgétaire, nécessaire à
ce département des Basses Alpes.
- De part son
appellation, certains voyaient son extrême situation, et
d'autres entrevoyaient la nécessité de la faire disparaître en
le partageant entre les Bouches du Rhône, le Vaucluse, les
Hautes Alpes, et les Alpes Maritime.
- Jacques Médecin aurait bien
aimé agrandir son comté.
- La Vallée de
l'Ubaye était le parent pauvre. Elle était desservie par
Prunier. La réalisation de la retenue de Serre Ponçon la privait
d'une voie d'accès, et semblait l'isoler un peu plus. La ligne
de chemin de fer définitivement noyée.
- L'aide des parents
du Mexique se diluait avec les générations nouvelles.
- La critique
affirmait que « ces mexicains » avaient tout fait pour conserver
intact leur paradis d'origine.
- Mais on doit dire
qu'ils ont préservé une vallée, la seule à ne subir aucune
pollution et dont la vocation est de décliner toutes les formes
d'activités liées au « bien être » et à la conservation de la
forme.
-
- Le Sauze avec son caractère de
station rurale avait attiré des industriels du Nord. Ils
voulaient y investir dans l'équipement des remontées mécaniques.
- Ils ne demandaient qu'une chose, qu'un plan d'urbanisme soit
réalisé et que des terrains soient vendus pour augmenter la
capacité résidentielle nécessaire au retour sur investissement.
Ils me chargeaient de cette mission.
- Je me rendais avec Honoré
Couttolenc à Grenoble pour passer la commande du premier
télésiège à Jean Pomagalski. Nous devions signer en même temps
cet engagement concernant le développement résidentiel.
- L'accord
ne pût aboutir, Honoré souhaitait rester seul à bord.
- Ma 203 fit une embardée et nous
crûmes notre dernière heure sonner, l'atmosphère se détendit.
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- L'équipe du Nord faisait partie
de ces jeunes, formés dans des pensionnats du Type « Passy-Froyenne »
où il était inculqué que le patron a une « mission sociale » et
que « tout ce que l'on reçoit on le doit ».
- Amoureux du Sauze, ils ne me
suivirent pas à Pra Loup.
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- Saint Anne : un domaine
exceptionnel, vaste, bien orientée, à l'abri du vent.
- Mais Saint Anne avait pour
maitre Monsieur Spitalier qui également souhaitait rester seul à
décider.
- « Amener votre argent je m'en
charge ». Cela ne séduit pas mes amis.
-
- Pra Loup:
- La plus grande qualité de Pra
loup était donc qu'il n'y avait personne. Que le site était
inaccessible, pas de route, pas d'électricité, pas d'eau. La
mission paraissait impossible, utopique.
- Ce côte irréaliste de
l'entreprise m'a mis à l'abri de toute concurrence. Il ne
restait que les sarcasmes.
- La commune d'Uvernet avait un
budget inférieur à 100,000.00 anciens francs, et peu d'avenir.
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- La force de la commune d'Uvernet
fût d'en vouloir.
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- Emile Fourneau son conseil et
Maxime Javelly firent confiance. Le premier accord par voie
d'une délibération n'était en fait qu'une porte qui s'ouvrait.
- Ensemble on fixait les prix des
terrains privés ou public à acquérir, les autorisations de
passage, la mise à disposition des ressources en eaux, et
surtout l'engagement d'embaucher les jeunes du pays.
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- Monsieur Maxime Javelly,
l'instituteur, devenu le secrétaire de mairie, avait conservé
une certaine autorité de sa première fonction. Le conseil était
encore sa classe.
- Il parlait de manière autoritaire mâchant ses
mots avec énergie. Après quelques discutions il rédigeait la
délibération et passant le registre il disait « allez maintenant
vous signez » .
- Il aurait été capable de donner
un coup de règle, la voix suffisait, mais chacun le savait
droit, dévoué à sa commune.
- Copie première délibération de
la commune d'Uvernet
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