Choix de l'implantation de Pra Loup

 

 

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Choix d'implantation de la station par Louis Lequette
               
Trois sites étaient si l'on peut dire en concurrence:
 
LES MOLANES – LES BLANCS
PRA-LOUP
SESTRIERE
 
Les anciens préféraient Les Molanes situés entre 1500 et 1600 mètres, lieu qui était réputé pour son enneigement et son exposition.
On voyait de Barcelonnette le manteau neigeux du quartier des « Blancs » nommé ainsi   depuis que le cadastre existe.
Son exposition nord-est, à l'abri des vents dominants, en particulier du mistral remontant la vallée, avait attiré les moines. La population s'était installée dans ce lieu hors d'accès pour y vivre en paix. Avec l'aide des moines les agriculteurs avaient drainé les terrains et amené l'eau d'arrosage par le canal des prises d'eau, en provenance des sources du vallon de Langail. La terre labourable de culture y était riche.
Les habitations étaient nombreuses, alignées sur le dernier rayon du soleil couchant qui passe entre le petit et grand Péguieou. En janvier, le soleil se lève deux fois, à gauche puis à droite du pain de sucre.
Le seul défaut était le risque d'avalanche sous la Garcine. Volontairement, démarche assez rare, cette zone fût mis sous la protection des eaux et forêts par les propriétaires.
On se rappelle que trois fois, l'avalanche décrocha pour aller jusqu'au Prieuré et même qu'une fois elle traversa la grange de la ferme des Moïs de la famille Ricaud.
Le retour en ski ne pouvait se faire que par deux pistes exposées au soleil.
 
Les plateaux de Pra Loup avait la réputation d'être, inaccessible et froid. Seul la ferme de la famille Arnaud, servait l'été, mais n'était plus habitée. Le vent y souffle plus qu'à Molanes, mais rarement plus que une ou deux fois en hiver, et ceci pas plus que trois jours durant. C'est le régime du Mistral. Son altitude au bas de la rupture de pente ,1633 mètres et son exposition nord, est favorable à la conservation de la neige. Les rayons du soleil, bas en hiver la caresse tangentiellement sans lui faire grand mal. L'atout principal était de pouvoir descendre du Péguieou sur 800 mètres de dénivelé.
Cette dénivelée était une norme recommandée pour le ski alpin. L'eau ne semblait pas manquer avec le ruisseau de la Maure. Le plateau était de pré de fauche, boisé par de nombreuses essences. L'ensoleillement devait être vérifié. Il fallait connaître l'évolution du soleil pour disposer les habitations de manière à ce que aucune n'en gène une autre.
C'est ainsi que durant tout l'hiver 1960 et tous les huit jours du premier rayon du matin au dernier du soir, je réalisai un panorama, depuis le col des Allaris, couvrant l'ensemble du massif.
 
La côte 2000 ne manquait pas d'atout. L'espace était plus vaste. On entrevoyait la possibilité de créer des animations d'été, un golf. Le lieu était connu. La source du courtil avait était apprécié par M Coolidge. Elle provient des calcaires coralliens de la clappe, elle est pure et fraiche. L'accès difficile, couteux, le dénivelé des pistes ne permit pas de retenir ce lieu, malgré l'insistance du commissariat au tourisme.
 
Les maîtres à penser de l'époque devaient être consulté. Emile Allais, Jeannot Cathelin, on commençait à parler de stations dites « intégrées »
 
Dés 1935, l'ingénieur des ponts, M Blachére, avait repéré le massif dans un inventaire des Alpes.
               

 

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